Archive pour nov
Maud en Egypte
30.11.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Maud Duplomb est arrivée au Caire pour participer au Championnat du monde féminin de squash par équipes. Elle débute aujourd’hui (l’équipe de France est tête de série n°8) en compagnie de Camille Serme (N°49), Célia Allamargot (N°68), Maud Duplomb (N°83) et Coline Aumard (N°96).
Suite à une blessure confirmée par le médecin des équipes de France, Isabelle Stoehr (N°14)championne d’Europe en titre, est malheureusement absente de ces championnats.

Petite précision sur le laser…
28.11.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Suite à l’article concernant le laser utilisé sur le tendon de Sylvain Monsoreau, une confusion a pu naître dans l’esprit de nos lecteurs : en effet, la photo du laser présenté est bien le laser à balayage hélium-néon que nous possédons au CTMS, mais ce n’est pas celui utilisé sur Sylvain Monsoreau. Le docteur Tania Bellot nous a apporté cette précision dans son commentaire : il s’agit d’un laser à CO2 thermique de 20 watts.
Je tiens à préciser que lors de la rédaction de mes articles, je m’inspire simplement de la blessure d’un sportif (vu dans “L’équipe”… entre autre) et j’essaie d’expliquer (si possible) certaines pathologies que je traite en cabinet afin de répondre aux questions que se posent mes patients sur les délais de reprise, le mécanisme de leur traumatisme ou le protocole de rééducation…
En ce qui concerne le laser, je ne peux parler que de ceux que j’utilise depuis 1990 : laser hélium-néon et laser infra-rouge couplé hélium-néon. Malheureusement, pratique libérale oblige, je n’ai pas pu faire une étude complète en double aveugle (avec deux groupes tests : un groupe traité au laser, l’autre non). Ceci étant, je peux affirmer, 18 ans d’expérience aidant, que les résultats semblent probants tant pour la diminution du temps de cicatrisation (dans le cas de pathologies fraiches) que pour l’action antalgique.
Pour le laser à CO2, je vous invite à lire l’article du docteur Bellot très intéressant.
Bertrand JAGNOUX
Le laser et Monsoreau
19.11.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans “L’équipe” du 18 novembre 2008 : “Monsoreau absent jusqu’à la trève? […] Perrin pourrait devoir se passer plusieurs semaines de Sylvain Monsoreau. Handicapé par une inflammation persistante du tendon d’Achille gauche, qu’il soigne notamment au laser en effectuant plusieurs déplacements par semaine à Paris, le défenseur a joué ses derniers matchs sans être à 100 % de ses moyens et a décidé de mettre fin à cette situation, avec l’accord du nouveau staff technique. Très diminué à Lille (0-3), il veut être totalement rétabli avant de faire son retour et son indisponibilité pourrait durer jusqu’à la trève […]”

Laser à balayage hélium-néon 10 mW (CTMS Lyon Part Dieu)
La découverte des lasers en 1960, conséquence des plus spectaculaires d’une recherche de 40 années, a eu un énorme retentissement au niveau médical, notamment.
En effet, les lasers de moyenne puissance véhiculent une énergie non destructrice qui se transforme en énergie biochimique permettant la relance du métabolisme cellulaire. Les différentes actions du faisceau laser permettent une résorption oedémateuse et un effet anti-inflammatoire.
Les travaux du professeur Mester commencés en 1966 ont porté sur l’effet du laser au niveau des tissus et en particulier sur les phénomènes de cicatrisation et de néo-vascularisation. Il mit en lumière l’action stimulante de ce type de longueur d’onde rouge sur les cytochromes (qui participent à la synthèse de l’ATP, l’énergie de la cellule) et plus particulièrement celle produite par un laser à gaz Hélium-Néon (632,8 nanomètres). Suivirent alors toute une série d’expérimentations et d’applications in vitro et in vivo.
A terme, c’est donc l’Hélium-Néon qui se développa. Avec cependant un inconvénient qui gêna son application dans des conditions optimales. En effet, ces appareils furent vendus dans les années 80 sans véritables protocoles sérieux, avec un nombre limité de données scientifiques et des puissances très faibles (de 1 mW à 2,5 MW) pour la plupart. Les praticiens, quelque peu déçus par des résultats aléatoires, les revendirent en les bradant. Ce qui généra un a priori défavorable à l’encontre de ce « Soft Laser ».
Les différents types de laser :
Le Laser Hélium-Néon (HeNe), qui émet dans le rouge à 632 nm, avec une puissance de 10 mW a une pénétration d’environ 20-30 mm avec une action cicatrisante.
Les Lasers à diode infrarouge, émettant dans l’invisible à 904 nm, ont à peu près la même pénétration que l’HeNe, avec une action antalgique et anti-inflammatoire.
Le Laser CO2. Sa longueur d’onde est de 10 600 nm (IR lointain, invisible), sa pénétration n’est que de 2 mm, mais sa puissance peut atteindre 50 W en application thérapeutique.
Le CTMS possède deux lasers : un laser hélium-néon 10 mW et un laser hélium-néon couplé à un infra-rouge; le protocole est de 15 à 20 mn par séance quotidienne.
La fracture de fatigue
2.11.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans “L’équipe” du 18 octobre 2008 : “Le finlandais Kalle Palander (14 victoires en coupe du monde) accumule décidément les pépins. Après avoir écourté sa saison 2007-2008 suite à une fracture de fatigue à la jambe droite, le finlandais a déjà tiré un trait sur l’hiver, qui commence le 26 octobre à Sölden. Le technicien (notamment champion du monde de slalom en 1999), qui était lourdement tombé à Ushuaia le mois dernier, a en effet dû stopper son entraînement sur le glacier de Sölden suite à des douleurs devenues insupportables et s’est résolu à se faire re-opérer du tibia droit, jeudi en Finlande […]

Si l’on surfe sur les différents forums, on trouve beaucoup de questions sur les fractures de fatigue ainsi que les périostites qui ont des signes cliniques très semblables. Dans la fracture de fatigue, la douleur à la palpation sera plutôt circonférentielle sur le tibia, alors que dans le cas de périostite, la douleur sera souvent reproduite par les tests isométriques du jambier postérieur (ou tibial postérieur) et des fléchisseurs. Lors du test isométrique, on demande au patient de contracter le muscle testé alors que le praticien bloque le mouvement. Par exemple, lors du test du jambier postérieur, vous devez amenez le pied en flexion plantaire ainsi que vers l’intérieur (le jambier postérieur a une action d’adducteur et rotateur interne du pied).
La fracture de fatigue et la périostite sont deux entités distinctes : seule l’IRM pourra les distinguer. En effet, bien que survenant dans le même contexte sportif, dans le cas de la périostite, c’est un phénomène de traction des fibres musculaires qui tirent sur les insertions sur la couche superficielle du périoste la dissociant des couches profondes. Alors que dans le cas des fractures, il s’agit plutôt de contraintes répétitives.
Dans les deux cas, le repos est indispensable : 3 mois minimum pour les fractures, un peu moins (6 à 8 semaines) pour les périostites. Pour les fractures, il peut même y avoir une mise en décharge du membre inférieur ainsi qu’une immobilisation. La rééducation des périostites est importante afin d’étirer les muscles coupables. Enfin, reprise du sport très progressive en surveillant les appuis et les douleurs séquellaires qui pourraient survenir. Le port de semelles adaptées est également très utile.
Lésion myofasciale ?
2.11.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Des nouvelles d’un de mes joueurs préférés (également de ma femme et ma fille!) : Grégory Coupet. J’ai lu dans “L’équipe” du 25 octobre 2008 que “L’ancien lyonnais ne sera pas du déplacement demain à Villarreal, le troisième du championnat. Le gardien souffre toujours d’une lésion myofasciale.”

Je n’étais pas trop avancé sur la nature de la pathologie qui empêchait Greg de jouer; en tapant “lésion myofasciale” sur le moteur de recherche de Google, je me suis aperçu que sur les 10 premières réponses de la première page, 7 concernaient la blessure de Coupet (pas plus précises), les 3 autres ne m’avançant guère dans ma recherche.
Est-ce que Grégory Coupet souffre d’une maladie rare ou orpheline et qu’il soit le seul au monde à en souffrir ?
A priori, la localisation serait au niveau de la cuisse, “myo” concernant le muscle, “fascia” la gaine de tissu conjonctif qui entoure le muscle. On retrouve souvent cette pathologie au niveau tibial dans le syndrome des loges chez les sportifs, due au surentraînement. Le développement de la masse musculaire engainée dans le fascia inextensible, augmentant la pression intramusculaire et provoquant une douleur de type “point gâchette”. Je vous renvoie à un article très intéressant sur les lombalgies du sportif écrit par Mehmet Tuncay DURUÖZ et Serge POIRAUDEAU paru dans la Revue du rhumatisme [SuppL Pédagogique] en 1998 :
[…] Le syndrome myofascial est un syndrome douloureux qui provient d’un muscle et en particulier de façon très caractéristique d’un point gâchette.
L’origine du point gâchette serait attribuable à une activité physique mettant en tension de façon spécifique un muscle soit par étirement brusque soit par une situation de surmenage par contractions répétées excessives ou par maintien du muscle en position raccourcie prolongée. La pression du point gâchette provoque une douleur sourde et profonde ainsi qu’une irradiation propre à chaque muscle atteint.
Des critères de diagnostic ont été proposés pour ce syndrome. Les 5 critères majeurs associent:
une douleur régionale;
une sensibilité altérée dans le territoire de la douleur référée du point gâchette;
la présence d’une bande tendue palpable dans le muscle;
un point de douleur exquise le long de la bande tendue;
un certain degré de limitation de l’amplitude articulaire.
Il existe également trois critères mineurs :
la reproduction de la douleur connue du patient par la pression directe du point douloureux;
la provocation d’une réponse locale par la palpation transverse du point douloureux ou lors de l’insertion d’une aiguille dans le point gâchette;
le soulagement de la douleur par l’étirement du muscle ou par l’injection, avec un produit anesthésique, du point gâchette.
Plusieurs syndromes myofasciaux ont été décrits notamment celui du carré des lombes, de l’iliocostal et du petit fessier. La prise en charge thérapeutique de ces syndromes myofasciaux associe le repos sportif, l’étirement des muscles impliqués et l’injection des points sonnettes par un anesthésique local […]
A la lecture de cet article, me voilà rassuré; cette pathologie n’est due qu’à un surentraînement sportif et le traitement passera forcément par le repos et l’arrêt de la musculation. Et surtout, étirez-vous! On ne dira pas assez les bienfaits des étirements (Mézières, stretching ou autre) sur le corps.
Dans l’article qui suit, je vous parle des fractures de fatigue et des périostites qui sont elles aussi une résultante du surentraînement.