Archive pour oct
Le syndrome de la bandelette
27.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Vous êtes beaucoup à courir et peut-être vous plaignez-vous de douleurs aux genoux vers la partie externe de celui-ci lorsque vous pratiquez votre jogging ou vélo quotidien ?!
Aujourd’hui je vais vous parler du syndrome du joggeur, encore appelé syndrome du coureur, du cycliste, syndrome de l’essuie-glace, etc. … et plus scientifiquement le syndrome de la bandelette ou tractus ilio-tibiale.
Lorsque vous courez, des rotations, flexions et extensions se créent autour du système biomécanique du genou.
Un muscle, le tenseur du fascia lata, qui prend son origine au niveau de l’os iliaque (vous pouvez prendre votre bassin à la taille avec vos mains et vous sentez les os iliaques) et vient se terminer (la bandelette) sur la face externe du plateau tibial (tubercule de Gerdy). C’est cette partie tendineuse, qui, lorsque vous créez des mouvements du genou autour de 30° à 40° de flexion (course, vélo, …), vient frotter contre le condyle externe du fémur, et de ce fait frictionne la bandelette qui va entrer dans un processus inflammatoire. C’est cela qui va déclencher la douleur au niveau de cette partie du genou.
A la palpation vous pourrez sentir une douleur au niveau de la zone entourée sur le schéma, les genu varum (genoux en forme de O) et les pieds plats facilitent ce type de pathologie.

Au niveau du traitement, nous avons, au cabinet, opté pour le traitement suivant :
• Les premières séances :
o Traitement antalgique pour lutter contre la douleur (cryothérapie, L.A.S.E.R He-Ne, TENS burst, …)
o Etirement du T.F.L (voir schéma)
• Par la suite :
o Massage du T.F.L et de sa bandelette
o Renforcement des rotateurs externes de la jambe et rotateurs interne de hanche
o Etirement du T.F.L (voir schéma)
o Physiothérapie à visée antalgique

D’autre part, il convient de noter que les éléments suivants permettent d’éviter ou de traiter cette pathologie : des chaussures à changer (parfois trop usées à l’extérieur), semelles de correction d’un trouble dynamique du pied, éviter à l’avenir les terrains bombés, repos, prise d’anti-inflammatoire, mésothérapie…
Flavien Brochard 1ère Master kinésithérapie Bruxelles, stagiaire au C.T.M.S
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Les ultrasons
25.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Beaucoup de patients nous posent cette question : “A quoi sert la physiothérapie que vous nous faites en fin de séance de rééducation? Les ultrasons, c’est quoi?”
Tout d’abord, il faut savoir que dans le terme de physiothérapie est regroupé tous les moyens thérapeutiques électroniques que peuvent utiliser les kinésithérapeutes. A savoir, les ultrasons et TEOC (utilisant les ondes mécaniques), l’électrothérapie (courants électriques de type stimulation musculaire, TENS à visée antalgique, ionisation…), infrarouges et LASER (ondes lumineuses), ondes courtes et radar (ondes électromagnétiques), cryothérapie (par air froid). Toute cette physiothérapie vient en complément de nos massages et rééducations manuels.
Aujourd’hui, je vais vous présenter les ultrasons. La définition donnée par Wikipedia est celle-ci : L’ultrason est un son, c’est-à-dire une onde mécanique et élastique, diffusée par les gaz, les liquides, les tissus mous (chair, organes) ou les solides (partie métallique comme la sonotrode), dont la fréquence est supérieure à 20 000 Hz. Le nom vient du fait que leur fréquence est trop élevée pour être audible pour l’oreille humaine (le son est trop aigu), de la même façon que les infrasons désignent les sons dont la fréquence est trop faible pour être perceptible par l’oreille humaine. Je vous laisse libre de consulter l’historique de ces ultrasons à cette page.

Sonopuls 190 d’Enraf Nonius
Dans le cas de notre Sonopuls de la marque ENRAF NONIUS, nous utilisons une sonde de 1 Mhz de 5 cm². Quand le traitement le permet (cheville, main, coude…), nous préférons l’application dans l’eau (l’eau étant conductrice) plutôt qu’avec un gel échographique où le contact n’est pas parfait.
Les indications sont vastes : affections des articulations, tissus osseux et musculaires, arthrite rhumatoïdes (en dehors des poussées aigües), troubles circulatoires, affection des nerfs périphériques, tissu cicatriciel, maladie de Dupuytren… Pour ma part, expérience aidant, je trouve les meilleurs résultats dans les problèmes cicatriciels (notamment les chéloïdes : boursouflure des cicatrices), la maladie de Dupuytren (c’est un traitement à moyen terme : 10 séances tous les 6 mois jusqu’à amélioration de l’extension des doigts), les calcifications suite aux tendinites ou entorses ligamentaires et les séquelles de déchirure musculaire (après les trois premières semaines de cicatrisation.
Les contre-indications sont faibles : il faut éviter les traumatismes récents (les ultrasons retardent la cicatrisation) et les prothèses. On ne les pratique pas sur le crâne, les yeux, le coeur, la femme enceinte ainsi que sur des tumeurs, varices ou thrombophlébite.
Lors du traitement, on peut ressentir un échauffement et une sensation douloureuse désagréable. Cette sensation peut subsister jusqu’au lendemain, guère plus. Comptez de toute manière, une dizaine de séances avant d’en ressentir les bons effets.
Bertrand JAGNOUX
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Le massage bien-être : quel intérêt ?
18.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
On me pose souvent la question suivante : “quelle différence entre le massage thérapeutique et le massage bien-être?”
En premier lieu, il faut savoir que le massage thérapeutique est prescrit par le médecin (et donc remboursé par la sécurité sociale) et est très localisé : une épaule, un genou, une colonne lombaire… Le patient vient pour une lésion précise et le kiné utilisera tout son arsenal thérapeutique (massage, rééducation, physiothérapie…) pour soigner le plus rapidement possible.
En ce qui concerne le massage bien-être [le mot “modelage” que l’on peut rencontrer, précise que l’acte sera réalisé par une personne non diplômée en masso-kinésithérapie, NDLR], il s’agit d’un massage non thérapeutique mais plutôt d’une détente globale du corps.
Si je prends, par exemple, le massage californien, la séance dure plus d’une heure. La personne est allongée au sol (on est beaucoup plus détendu que sur une table avec les bras qui ont toujours tendance à tomber sur le côté) sur un grand tapis confortable et chauffé (la pièce doit également être chaude, c’est un gage de réussite pour le massage). Elle va bénéficier d’un massage aux huiles essentielles (ou pas, dans le cas de femmes enceintes on utilise des huiles bio aux graines de sésame) de tout le corps en partant du dos par des manoeuvres larges et enveloppantes qui descendent sur les bras et les mains. On alternera des pressions le long de la colonne (des pas de l’ours) avec des pressions glissées transversales ainsi qu’avec des points de digipression réflexes sur le bassin, le but recherché étant toujours d’obtenir une détente totale de la personne.

Massage californien
Je vous passe sous silence toutes les autres techniques utilisées lors de ce massage de peur d’être rébarbatif. Tout ce qu’il faut savoir c’est qu’ensuite, on va masser les jambes, les pieds (sans oublier les orteils!). On reviendra sur les bras et les mains (pareil, on n’oublie pas les doigts). On masse également le ventre afin d’obtenir une bonne régulation du transit ainsi que le plexus solaire. On finit par le visage après avoir enveloppé le corps, telle une momie, d’une grande serviette éponge. Pour ma part, le visage, c’est le moment où après une heure de massage aux sons de musiques douces venues du bout du monde, je m’endors… Votre corps est à ce moment plus qu’un Chamallow et le plus dur est de se lever et se rhabiller. Il ne reste plus qu’à rentrer chez soi, boire beaucoup pour drainer les toxines éliminées par le massage, et se recoucher pour une bonne nuit de sommeil!
En ce qui concerne le sportif, il y a tout d’abord un intérêt de récupération : même si le massage est moins profond qu’un massage spécifique dit de récupération (ou post-sportif), il a le mérite d’être plus long et surtout global. Tous les muscles du corps sont massés. Ensuite, il a un effet de relaxation : je peux vous assurer qu’en sortant de la séance, vous avez la tête vidée de tous vos stress et tracas, aussi bien et même mieux qu’une séance de sophrologie.
Il existe d’autres types de massage bien-être : le massage aux pierres chaudes, le massage indien ayurvéda (ou ayurvédique)… La liste n’étant, bien sûr, non exhaustive.
Bertrand JAGNOUX
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La position de travail
11.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans le dernier numéro de “L’ordinateur individuel” (octobre 2009), un très bon article de Frédérique Crépin sur Les maux de la micro qui traite de la fatigue visuelle, tendinites, céphalées…
Il met également en avant les troubles musculo-squelettiques (TMS) dues à l’activité intensive devant son écran d’ordinateur sans avoir adapté sa position de travail. En ce sens, le schéma associé à cet article (que je me suis permis de reproduire ci-dessous) ne m’a pas convaincu.

A mon sens, l’assise de la chaise doit être beaucoup plus haute afin que l’angle entre le tronc et les cuisses soit supérieur aux 90° que l’on voit sur le dessin, ce qui évitera de mettre en tension les nerfs sciatique et crural. Cela implique de glisser légèrement en avant du siège afin de garder les pieds au contact du sol et donc de décoller du dossier. Il faudra aussi éviter le repose-pied qui a tendance à refermer l’angle entre le tronc et les cuisses.
La conclusion est qu’il vaut mieux être assis haut et courbé légèrement en avant sur son clavier (on peut quand même caler 15cm sous les pieds du bureau pour le remonter) que assis bas et collé au dossier. On a la même problématique en voiture où il vaut mieux incliner en arrière le dossier et conduire bras tendus que dossier relevé et nez sur le volant (toujours une histoire d’angle entre le tronc et les cuisses).

Essayez et vous me direz si c’est mieux!
Bertrand JAGNOUX
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Retour en forme
4.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Après une grosse déception aux Championnats du Monde féminin de squash à Amsterdam, Maud Duplomb, la kiné du CTMS, est revenue en bonne condition à l’Open National de gravelines en atteignant la finale face à Camille Serme, numéro 2 française et 18ème mondiale, ce week-end.
Même si la logique a été respectée, Maud était ravie de ce résultat. En effet, légèrement diminuée depuis quelques semaines par une contracture tenace à l’adducteur droit, elle a appliqué à la lettre ce qu’elle préconise à ses patients : étirements de type stretching ciblés sur les muscles agonistes (ceux en cause qui font le mouvement) et antagonistes (ceux à l’opposé).

Comme quoi, la rééducation, ça a du bon…
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Les LCA et méniscectomies : évolution…
4.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans l’équipe du 3 octobre 2009 : ” Landreau est très en avance. Mickaël Landreau pourrait reprendre l’entraînement collectif d’ici deux semaines. Le portier du LOSC, opéré d’une rupture du ligament antérieur du genou droit, début juillet, en a presque terminé avec sa rééducation. Il a même pris part à une séance de coups de pied arrêtés en compagnie de Ludovic Obraniak, vendredi après-midi. Alors que l’indisponibilité de l’ancien Parisien avait initialement été estimée à six mois, un retour à la compétition pourrait finalement être envisagé dès le mois de novembre.”
Les délais de reprise sportive sont la grande question de tous nos patients (voir article sur le LCA et la reprise). Tous, veulent également reprendre plus vite que les délais “légaux” donnés par les médecins soit pour raison professionnelle, soit par esprit de compétition. A nous, kinés, de les modérer. En ce qui concerne Landreau, même si les techniques opératoires des ligaments croisés ont évolué (sous arthroscopie), je crois qu’il est encore raisonnable de garder un minimum de 6 à 8 mois pour la reprise des sports collectifs de contact tel le football. Il existe des conflits au niveau de la plastie, de la rotule et de son tendon rotulien, qui apparaissent lors d’une remusculation trop précoce et intensive ainsi qu’une fragilité de la greffe entre le quatrième et le sixième mois.
Au sujet des reprises, un article paru dans L’équipe du 18 septembre 1979 m’a interpelé : “Yatchenko repasse sur le billard. Après quelques timides tentatives estivales, le recordman du monde (2,34 m) a préféré s’en remettre, pour la deuxième fois cette année, aux chirurgiens. L’opération a porté sur le ménisque de sa jambe d’impulsion. A moins d’un an des Jeux Olympiques, le pronostic doit-il être réservé? Le pire n’est pas sûr : après une intervention semblable, Beilschmidt est revenu à son meilleur niveau en moins de six mois…”

Arthroscopie du genou visualisant une lésion méniscale
Aujourd’hui, une ménisctomie se fait sous arthroscopie (voir article sur les méniscectomies) et non à ciel ouvert comme à l’époque (seulement 30 ans!) et les délais de reprise sont de 4 à 6 semaines! Alors quand on voit ces progrès gigantesques de la chirurgie, ne soyons pas trop gourmands sur les délais de reprise et laissons notre corps se reposer et profiter d’une convalescence bien méritée!
Pour la petite histoire, Yatchenko ne s’est jamais remis de son intervention : ” Une seconde intervention, avec ablation du ménisque, se déroule en avril 1980. Mais Yatchenko ne reparaît pas au cours de l’année olympique. En 1983, il sautait encore une dernière fois à 2,10 m. Puis le dernier recordman du saut en hauteur en rouleau ventral tomba dans l’oubli, la mort dans l’âme, car il sait qu’il est loin d’avoir tout donné. Vladimir Yashchenko est mort d’une cirrhose le 1er décembre 1999, à l’âge de 40 ans, après de longues années de problèmes d’alcool.” [source Wikipédia]
Une petite pensée pour mon pote Christophe qui aura, lui aussi, bien besoin de délais et de rééducation pour récupérer sa cheville qu’il vient de briser dans un accident de moto…
Bertrand Jagnoux
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