Les ultrasons

Beaucoup de patients nous posent cette question : “A quoi sert la physiothérapie que vous nous faites en fin de séance de rééducation? Les ultrasons, c’est quoi?”

Tout d’abord, il faut savoir que dans le terme de physiothérapie est regroupé tous les moyens thérapeutiques électroniques que peuvent utiliser les kinésithérapeutes. A savoir, les ultrasons et TEOC (utilisant les ondes mécaniques), l’électrothérapie (courants électriques de type stimulation musculaire, TENS à visée antalgique, ionisation…), infrarouges et LASER (ondes lumineuses), ondes courtes et radar (ondes électromagnétiques), cryothérapie (par air froid). Toute cette physiothérapie vient en complément de nos massages et rééducations manuels.

Aujourd’hui, je vais vous présenter les ultrasons. La définition donnée par Wikipedia est celle-ci : L’ultrason est un son, c’est-à-dire une onde mécanique et élastique, diffusée par les gaz, les liquides, les tissus mous (chair, organes) ou les solides (partie métallique comme la sonotrode), dont la fréquence est supérieure à 20 000 Hz. Le nom vient du fait que leur fréquence est trop élevée pour être audible pour l’oreille humaine (le son est trop aigu), de la même façon que les infrasons désignent les sons dont la fréquence est trop faible pour être perceptible par l’oreille humaine. Je vous laisse libre de consulter l’historique de ces ultrasons à cette page.

SONOPULS
Sonopuls 190 d’Enraf Nonius

Dans le cas de notre Sonopuls de la marque ENRAF NONIUS, nous utilisons une sonde de 1 Mhz de 5 cm². Quand le traitement le permet (cheville, main, coude…), nous préférons l’application dans l’eau (l’eau étant conductrice) plutôt qu’avec un gel échographique où le contact n’est pas parfait.

Les indications sont vastes : affections des articulations, tissus osseux et musculaires, arthrite rhumatoïdes (en dehors des poussées aigües), troubles circulatoires, affection des nerfs périphériques, tissu cicatriciel, maladie de Dupuytren… Pour ma part, expérience aidant, je trouve les meilleurs résultats dans les problèmes cicatriciels (notamment les chéloïdes : boursouflure des cicatrices), la maladie de Dupuytren (c’est un traitement à moyen terme : 10 séances tous les 6 mois jusqu’à amélioration de l’extension des doigts), les calcifications suite aux tendinites ou entorses ligamentaires et les séquelles de déchirure musculaire (après les trois premières semaines de cicatrisation.

Les contre-indications sont faibles : il faut éviter les traumatismes récents (les ultrasons retardent la cicatrisation) et les prothèses. On ne les pratique pas sur le crâne, les yeux, le coeur, la femme enceinte ainsi que sur des tumeurs, varices ou thrombophlébite.

Lors du traitement, on peut ressentir un échauffement et une sensation douloureuse désagréable. Cette sensation peut subsister jusqu’au lendemain, guère plus. Comptez de toute manière, une dizaine de séances avant d’en ressentir les bons effets.

Bertrand JAGNOUX



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1 réponse pour “Les ultrasons”

  1. carole indique :

    Sur une aponévrosite plantaire, ça m’a aidée à guérir en plus des massages
    qui étaient une pure horreur au début tellement ça faisait mal !

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