Archive de la catégorie colonne vertébrale
La position de travail
11.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans le dernier numéro de “L’ordinateur individuel” (octobre 2009), un très bon article de Frédérique Crépin sur Les maux de la micro qui traite de la fatigue visuelle, tendinites, céphalées…
Il met également en avant les troubles musculo-squelettiques (TMS) dues à l’activité intensive devant son écran d’ordinateur sans avoir adapté sa position de travail. En ce sens, le schéma associé à cet article (que je me suis permis de reproduire ci-dessous) ne m’a pas convaincu.

A mon sens, l’assise de la chaise doit être beaucoup plus haute afin que l’angle entre le tronc et les cuisses soit supérieur aux 90° que l’on voit sur le dessin, ce qui évitera de mettre en tension les nerfs sciatique et crural. Cela implique de glisser légèrement en avant du siège afin de garder les pieds au contact du sol et donc de décoller du dossier. Il faudra aussi éviter le repose-pied qui a tendance à refermer l’angle entre le tronc et les cuisses.
La conclusion est qu’il vaut mieux être assis haut et courbé légèrement en avant sur son clavier (on peut quand même caler 15cm sous les pieds du bureau pour le remonter) que assis bas et collé au dossier. On a la même problématique en voiture où il vaut mieux incliner en arrière le dossier et conduire bras tendus que dossier relevé et nez sur le volant (toujours une histoire d’angle entre le tronc et les cuisses).

Essayez et vous me direz si c’est mieux!
Bertrand JAGNOUX
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La sciatalgie
1.3.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans “L’équipe” du 28 février 2009 : “PARIS-SG : Bourillon toujours à l’arrêt. BOURILLON, victime d’une lombosciatique, est encore resté aux soins hier. Il ne figurera pas dans le groupe face à Nancy, […]

Je ne vais pas revenir sur l’origine des douleurs sciatiques qui ont été traitées dans l’article sur les lombalgies ni sur le renforcement musculaire du dos et des abdos traité dans les articles sur les exercices abdo-fessiers (1ère et 2ème parties).
Simplement, je vous conseille de vous étirer en suivant les exercices de stretching que j’ai publié la semaine dernière et que plusieurs internautes ont eu du mal à lire du fait d’un petit bug informatique (oui, c’est possible!). En particulier, l’exercice (photos 5 et 6 de l’article) où vous êtes allongés sur le dos, bras en croix, une jambe allongée et l’autre bien tendue, pied en flex, qui croise par dessus, est un excellent exercice pour “débloquer” votre dos. En effet, le pincipal mouvement déclencheur de la douleur est la rotation du bas du dos (ainsi que la flexion).
Rappelez-vous, hier, après avoir fait vos courses du samedi chez l’hyper ou le discounter, lorsque vous avez sorti du coffre de la voiture le pack d’eau et que vous l’avez posé à côté de vos pieds… C’est à ce moment précis que vous avez ressenti un “truc qui fait mal” dans le dos. Les exercices 5 et 6 vous permettront une dérotation de votre dos et peut-être une amélioration de votre douleur.
En conclusion, si les bugs informatiques le permettent, retournez voir les exercices illustrés du précédent article!
Stretchez-vous bien!
Bertrand JAGNOUX
Prévisions météo gratuites à 7 jours pour lyon.
La pubalgie
22.7.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans le “Midi Libre” du 22 juillet 2008 : “Valbuena opéré. Le milieu offensif de l’OM, Mathieu Valbuena, a été opéré hier d’une pubalgie dans une clinique de Bordeaux. Il devrait être absent des terrains environ six semaines.”

La pubalgie est toujours un problème pour les kinés, au même titre que les autres tendinites qui imposent un repos strict de 6 semaines minimum (que les sportifs ont du mal à respecter…), avec en plus une difficulté à cerner le siège de la lésion : s’agit-il des adducteurs de la cuisse, des insertions inférieures des abdominaux, d’une arthropathie de la symphyse pubienne ou des trois à la fois!
Dans tous les cas, il s’agit d’un dérèglement des tensions musculaires qui va provoquer une souffrance au carrefour qui est le bassin : des douleurs au bas ventre ou au niveau inguinal lors de mouvements contrariés du tronc ou de la cuisse.
Premier traitement : le repos strict pendant 6 semaines. Difficile de demander cela à une personne sportive, d’autant plus qu’au bout d’une semaine la personne se sent déjà mieux et ne comprend pas qu’il faille encore attendre 5 semaines avant de reprendre son sport favori (et que dire du haut niveau ou des professionnels!).
Deuxième traitement : la rééquilibration des tensions musculaires. Protocole à base d’étirements doux (dans un premier temps en respectant la règle de non douleur) de tous les muscles ayant une insertion sur le bassin.
Troisième temps : la mobilisation de la symphyse pubienne. Les différentes tensions musculaires provoquent une pression au niveau de la symphyse qui crée une arthropathie (on peut voir, très souvent une image radiographique en “timbre poste” (un peu dentelée) de la symphyse). Une normalisation peut être nécessaire par un exercice simple d’ouverture et de fermeture contrarié par le kiné des deux cuisses (on entend parfois un “clac”) qui va faire jouer cette articulation.
Quatrième traitement : la remusculation. Il s’agit d’être le plus symétrique possible afin d’équilibrer les tensions au niveau du carrefour qui est le bassin. Le travail sera dans un premier temps isométrique (tenir une position sans bouger pendant 10 secondes) notamment sur les adducteurs et les abdominaux (surtout les obliques). Mais il ne faut pas négliger les muscles postérieurs de la colonne lombaire qui vont contribuer à stabiliser l’équilibre du bassin. C’est du gainage.
Cinquième traitement : la reprise du sport. Il faut d’abord privilégier les sports en ligne (natation, vélo, course en terrain plat…). Ensuite, reprise de votre sport en restant à l’écoute de la moindre douleur.
En cas d’échec, c’est la chirurgie comme Valbuena ! Mieux vaut ne pas en arriver là ! Les suites opératoires seront les mêmes : 6 semaines d’arrêt strict, rééducation, remusculation, reprise des sports en ligne à 8 semaines…
Profitez bien de la trêve d’été pour bien vous étirez et prévenir cette pathologie bien embêtante !
Bonnes vacances.
La hernie discale
24.3.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans “L’équipe” du 22 mars 2008 : “Willy Sagnol, le défenseur du Bayern Munich, sera encore absent des terrains une douzaine de jours. L’arrière droit des bleus souffre en définitive de deux hernies discales et les médecins du club lui ont prescrit le repos.”

Dans ce cas très précis de Willy Sagnol et par manque d’information, je n’ai aucune idée de la localisation de ses hernies discales. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il existe des hernies à tous les niveaux de la colonne vertébrale (lombaire, dorsale ou cervicale). La hernie, c’est un morceau du disque intervertébral qui vient comprimer un nerf dans le canal rachidien. Pour éviter l’intervention chirurgicale (qui n’est pas systématique), on propose avant tout le repos et des massages décontracturants des muscles paravertébraux. Plus ces muscles seront détendus, plus les chances que la hernie disparaisse augmentent.
En effet, la hernie survient lors d’un pincement important de deux vertèbres, pincement qui est entretenu par la puissance des muscles paravertébraux. Si on arrive à détendre ces derniers, on a gagné (…ou presque !). J’avais un professeur de médecine qui conseillait de prendre trois temps de 20 mn allongé sur le dos sans oreiller pendant la journée, histoire de soulager le dos. L’idéal serait de séjourner sur la lune en limitant l’effet de la pesanteur et le pincement discale ! Pas forcément à la portée de toutes les bourses…
Restons sur terre ! Au niveau de la rééducation, en plus des massages, on pratique beaucoup d’étirements (à condition qu’ils se fassent sans douleur) toujours dans le but de relâcher les pressions sur les vertèbres. Pour ma part, je fais des étirements de type contracté-relâché : on demande au patient de contracter ses muscles pendant 6 secondes minimum, de relâcher 6 secondes, puis j’étire pendant 6 secondes. J’utilise les membres inférieurs comme bras de levier afin de rééquilibrer le bassin qui est la base du dos.
Par la suite, il sera important de “fixer” les vertèbres par de la gym abdo-fessier (voir les 2 articles).
La lombalgie
4.2.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans “L’équipe” du 2 février 2008 : “Laurent Sciarra ne s’est pas entraîné cette semaine, victime d’une lombalgie avec irradiation sciatique”.

Pour répondre à un commentaire posté par Fifi, je vais essayer aujourd’hui de vous parler des lombalgies (le mal de dos). Il a raison de souligner que l’on souffre énormément quand on a mal au dos. Comme toutes les pathologies nerveuses (le nerf se retrouve comprimé), la sensation est intense et constante. On ne s’habitue jamais à la douleur : si vous avez moins mal, c’est que le nerf est moins comprimé. Ce n’est pas parce que vous vous êtes habitué à la douleur. On ne s’habitue jamais à la douleur ! Prenez une rage de dent : tant que votre dentiste n’a pas soigné votre dent, vous aurez toujours aussi mal !
La lombalgie est une douleur au bas du dos, au niveau des vertèbres lombaires (on en a 5). Entre chaque vertèbre, il existe une sorte d’amortisseur qui est le disque intervertébral. Lorsque vous vous penchez en avant et en tournant (sortir un pack d’eau du coffre de sa voiture, par exemple), ces disques se font comprimer par les vertèbres (pour 10 kg portés, il existe une pression de 800 kg/cm² au niveau du dernier disque entre la cinquième vertèbre lombaire et le sacrum !). On peut imaginer que cela fasse mal au dos ! C’est ce que le radiologue vous montre sur une radio de face de la colonne lombaire : vous voyez un pincement discal.
Dans des cas plus graves, on peut avoir une irradiation sciatique (ou sciatalgie). Il s’agit toujours du disque, mais en plus du pincement, il vient comprimer des nerfs. Soit le nerf sciatique (douleur dans la fesse qui peut descendre jusque dans le pied), soit le nerf crural (douleur qui vient sur le dessus de la cuisse et s’arrête au genou) et dans ce cas, on parle de cruralgie.
Le premier traitement est le repos, allongé sur le dos avec un oreiller peu épais sous la tête. Il faut savoir que dans des cas extrèmes (sciatique paralysante où le patient perd ses réflexes au niveau de la jambe et n’arrive plus à relever son pied), on hospitalise le patient en le gardant alité 24 heures sur 24 pendant plusieurs jours, et qu’on peut également l’opérer et “gratter” le disque pour libérer le nerf.
Je vous renvoie sur les articles “Exercices abdo-fessiers“ à titre de prévention dans les lombalgies (plus votre dos sera musclé, plus vous serez protégé).
Je traiterai prochaînement des mesures préventives, en particulier, l’adaptation de votre poste de travail (comment s’asseoir ?, à quelle hauteur ?, etc…).
Bons abdos !
Torticolis
4.11.2007 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans “L’équipe” du 3 novembre 2007 : “Fofana (torticolis) a suivi une séance en marge du groupe. Il pourrait néanmoins faire partie des dix huit joueurs convoqués,…”

En cette période charnière, on ne sait pas comment s’habiller le matin : fera-t-il froid ou chaud ? Du coup, les torticolis sont légions au cabinet. Les patients ressentent, au réveil, une douleur et une raideur au niveau du cou avec une impossibilité de tourner ou d’incliner la tête à droite ou à gauche. Et quand on leur demande ce qu’ils ont fait la veille : “rien de particulier” si ce n’est une ballade au vent ou une sortie un peu tardive.
Le traitement le plus simple est la chaleur. Chaleur par un foulard en soie, par un col roulé, par la douchette de la douche chaude ou bien par l’air du sèche-cheveux. En rééducation, on rajoutera les infrarouges associés au massage de la région scapulaire en insistant sur les muscles trapèzes (ces gros muscles qui s’étendent du moignon des épaules à la base de la nuque) qui sont en général très contracturés. On rajoutera des tractions légères de la tête (en décoaptation) ainsi que des mouvements passifs en rotation, inclinaison, flexion et extension afin de récupérer des amplitudes articulaires normales.
On retrouve toute sa mobilité en quelques jours. Lors de douleurs plus intenses, on peut proposer au patient le port diurne ou nocturne d’un collier mousse cervical.