Archive de la catégorie Physiothérapie
L’électrostimulateur portable
22.8.2010 par C.T.M.S Part Dieu.
En rééducation, l’apport d’électrostimulation en fin de séance me parait à l’heure actuelle indispensable. Au cabinet, nous utilisons du matériel professionnel de marque ENRAF (le modèle EN-STIM 4 est parfait). On peut réveiller et renforcer un muscle atrophié, avoir une action antalgique ou anti-inflammatoire.

Au niveau du particulier, on peut trouver à l’achat, nombre d’électrostimulateurs portables aussi bien sur internet (Cdiscount, Pixmania…) que dans les grandes surfaces (Décathlon, Auchan…). Mais lequel choisir et dans quel but ?
Avant tout, il faut se poser la question de savoir combien de temps on va utiliser cet appareil avant de le ranger dans un placard et est-ce que l’investissement est rentable ? Ou bien, est-ce qu’il ne vaut pas mieux aller voir son kiné qui sait exactement où placer les électrodes en choisissant le bon programme tout en sachant que les séances seront prises en charge par la sécurité sociale (pendant combien de temps encore…). Bien sûr, si l’on prend l’exemple de chondrite rotulienne, à l’issue des 15 séances généralement prescrites, on peut à l’aide d’un électrostimulateur perso entretenir son quadriceps et notamment le vaste interne. idem à la suite d’un ligament croisé opéré (renforcement des ischios-jambiers et du quadriceps), d’un conflit sous-acromial ou d’une instabilité d’épaule (renforcement des muscles de la coiffe des rotateurs), d’une rupture de tendon d’Achille opéré (renforcement du triceps sural)…
Une fois ces considérations prises en compte, il faut définir le budget : pour ma part (je précise que je n’ai aucune action chez les fabricants d’appareils!… et que mon choix est loin d’être exhaustif), j’ai porté mon choix sur le GLOBUS GENESY2 PRO qui possède un très bon rapport qualité-prix (moins de 300 €).

L’intérêt de cet appareil est d’être évolutif car il possède 10 programmes libres, c’est à dire que l’on peut programmer à sa guise la forme du courant, la fréquence, la largeur d’impulsion, le temps de contraction et repos (jusqu’à 60 secondes)… Certes, cela signifie que vous êtes devenus des pros de l’électrostimulation, mais vous verrez qu’à terme vous apprécierez cette fonction.
Il possède bien entendu des programmes tout prêts en renforcement, en antalgie et même en ionophorèse (ce dernier programme (anti-inflammatoire et antalgique) est à manier avec précaution car mal utilisé on risque des brûlures cutanées et nécessite des électrodes souples spécifiques non livrées avec l’appareil). Enfin l’intensité maximum à 100 mA est très correcte. Il fonctionne avec 4 piles qui ont une bonne autonomie.
Pour finir, voici deux exemples de disposition des électrodes pour du renforcement musculaire dans le cas de chondrites rotuliennes bilatérales (appelées aussi syndrôme rotulien) et du renforcement des muscles abaisseurs d’épaule (ou muscles de la coiffe).
Electrostimulation des vastes internes

Electrostimulation de la coiffe des rotateurs
Bonne musculation!
Bertrand JAGNOUX
Prévisions météo gratuites à 7 jours pour lyon.
Les ultrasons
25.10.2009 par C.T.M.S Part Dieu.
Beaucoup de patients nous posent cette question : “A quoi sert la physiothérapie que vous nous faites en fin de séance de rééducation? Les ultrasons, c’est quoi?”
Tout d’abord, il faut savoir que dans le terme de physiothérapie est regroupé tous les moyens thérapeutiques électroniques que peuvent utiliser les kinésithérapeutes. A savoir, les ultrasons et TEOC (utilisant les ondes mécaniques), l’électrothérapie (courants électriques de type stimulation musculaire, TENS à visée antalgique, ionisation…), infrarouges et LASER (ondes lumineuses), ondes courtes et radar (ondes électromagnétiques), cryothérapie (par air froid). Toute cette physiothérapie vient en complément de nos massages et rééducations manuels.
Aujourd’hui, je vais vous présenter les ultrasons. La définition donnée par Wikipedia est celle-ci : L’ultrason est un son, c’est-à-dire une onde mécanique et élastique, diffusée par les gaz, les liquides, les tissus mous (chair, organes) ou les solides (partie métallique comme la sonotrode), dont la fréquence est supérieure à 20 000 Hz. Le nom vient du fait que leur fréquence est trop élevée pour être audible pour l’oreille humaine (le son est trop aigu), de la même façon que les infrasons désignent les sons dont la fréquence est trop faible pour être perceptible par l’oreille humaine. Je vous laisse libre de consulter l’historique de ces ultrasons à cette page.

Sonopuls 190 d’Enraf Nonius
Dans le cas de notre Sonopuls de la marque ENRAF NONIUS, nous utilisons une sonde de 1 Mhz de 5 cm². Quand le traitement le permet (cheville, main, coude…), nous préférons l’application dans l’eau (l’eau étant conductrice) plutôt qu’avec un gel échographique où le contact n’est pas parfait.
Les indications sont vastes : affections des articulations, tissus osseux et musculaires, arthrite rhumatoïdes (en dehors des poussées aigües), troubles circulatoires, affection des nerfs périphériques, tissu cicatriciel, maladie de Dupuytren… Pour ma part, expérience aidant, je trouve les meilleurs résultats dans les problèmes cicatriciels (notamment les chéloïdes : boursouflure des cicatrices), la maladie de Dupuytren (c’est un traitement à moyen terme : 10 séances tous les 6 mois jusqu’à amélioration de l’extension des doigts), les calcifications suite aux tendinites ou entorses ligamentaires et les séquelles de déchirure musculaire (après les trois premières semaines de cicatrisation.
Les contre-indications sont faibles : il faut éviter les traumatismes récents (les ultrasons retardent la cicatrisation) et les prothèses. On ne les pratique pas sur le crâne, les yeux, le coeur, la femme enceinte ainsi que sur des tumeurs, varices ou thrombophlébite.
Lors du traitement, on peut ressentir un échauffement et une sensation douloureuse désagréable. Cette sensation peut subsister jusqu’au lendemain, guère plus. Comptez de toute manière, une dizaine de séances avant d’en ressentir les bons effets.
Bertrand JAGNOUX
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Le laser et Monsoreau
19.11.2008 par C.T.M.S Part Dieu.
Lu dans “L’équipe” du 18 novembre 2008 : “Monsoreau absent jusqu’à la trève? […] Perrin pourrait devoir se passer plusieurs semaines de Sylvain Monsoreau. Handicapé par une inflammation persistante du tendon d’Achille gauche, qu’il soigne notamment au laser en effectuant plusieurs déplacements par semaine à Paris, le défenseur a joué ses derniers matchs sans être à 100 % de ses moyens et a décidé de mettre fin à cette situation, avec l’accord du nouveau staff technique. Très diminué à Lille (0-3), il veut être totalement rétabli avant de faire son retour et son indisponibilité pourrait durer jusqu’à la trève […]”

Laser à balayage hélium-néon 10 mW (CTMS Lyon Part Dieu)
La découverte des lasers en 1960, conséquence des plus spectaculaires d’une recherche de 40 années, a eu un énorme retentissement au niveau médical, notamment.
En effet, les lasers de moyenne puissance véhiculent une énergie non destructrice qui se transforme en énergie biochimique permettant la relance du métabolisme cellulaire. Les différentes actions du faisceau laser permettent une résorption oedémateuse et un effet anti-inflammatoire.
Les travaux du professeur Mester commencés en 1966 ont porté sur l’effet du laser au niveau des tissus et en particulier sur les phénomènes de cicatrisation et de néo-vascularisation. Il mit en lumière l’action stimulante de ce type de longueur d’onde rouge sur les cytochromes (qui participent à la synthèse de l’ATP, l’énergie de la cellule) et plus particulièrement celle produite par un laser à gaz Hélium-Néon (632,8 nanomètres). Suivirent alors toute une série d’expérimentations et d’applications in vitro et in vivo.
A terme, c’est donc l’Hélium-Néon qui se développa. Avec cependant un inconvénient qui gêna son application dans des conditions optimales. En effet, ces appareils furent vendus dans les années 80 sans véritables protocoles sérieux, avec un nombre limité de données scientifiques et des puissances très faibles (de 1 mW à 2,5 MW) pour la plupart. Les praticiens, quelque peu déçus par des résultats aléatoires, les revendirent en les bradant. Ce qui généra un a priori défavorable à l’encontre de ce « Soft Laser ».
Les différents types de laser :
Le Laser Hélium-Néon (HeNe), qui émet dans le rouge à 632 nm, avec une puissance de 10 mW a une pénétration d’environ 20-30 mm avec une action cicatrisante.
Les Lasers à diode infrarouge, émettant dans l’invisible à 904 nm, ont à peu près la même pénétration que l’HeNe, avec une action antalgique et anti-inflammatoire.
Le Laser CO2. Sa longueur d’onde est de 10 600 nm (IR lointain, invisible), sa pénétration n’est que de 2 mm, mais sa puissance peut atteindre 50 W en application thérapeutique.
Le CTMS possède deux lasers : un laser hélium-néon 10 mW et un laser hélium-néon couplé à un infra-rouge; le protocole est de 15 à 20 mn par séance quotidienne.