Archive for the ‘tous les articles’ Category
Lundi, mai 4th, 2009
Très belle perf pour Maud DUPLOMB, notre consoeur, qui a terminé les championnats d’Europe par équipes en Suède par une victoire contre l’irlandaise Tanya OWENS et offrant du même coup la médaille de bronze à ses équipières!

A l’issue du match, Maud nous a livré ses premières impressions à “chaud”: ” Comme l’année dernière, on gagne 2/1 contre l’Irlande. Sauf que cette fois, j’ai gagné mon match! Après la défaite de Camille Serme et la victoire d’Isabelle Stoehr, j’avais le match décisif à gagner! Je suis rentrée sur le cours un peu tendue mais j’ai réussi à me relacher au fur et à mesure du match et j’ai gagné 3/0 (11/4 11/3 11/3)! Je suis bien contente de ce nouveau podium!
Encore bravo pour cette nouvelle médaille!
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Jeudi, avril 30th, 2009
Des nouvelles de Maud aux Championnats d’Europe par équipes de squash en Suède.
Voici le mail qu’elle nous a envoyé:
Salut à tous,
Alors je ne sais pas si vous avez suivi les résultats mais on est en demi finale! On a gagné nos 2 premières rencontres de poule. Hier 2/1 contre le Danemark (moi j’ai pas joué) et aujourd’hui 3/0 contre le pays de Galles, je gagne mon match 3/0 (11/5 13/11 11/7). Demain il nous reste notre dernier match de poule contre la Hollande. On ne part pas favorite mais on va quand même essayer de faire un exploit pour pouvoir finir 1e de la poule et éviter l’Angleterre en demi finale! On joue à 10h00, ce jeudi 30 avril, et c’est moi qui commence! Ca fait un peu tôt pour moi mais je vais essayer de faire une petite perf pour bien commencer la rencontre! Si ça vous intéresse, le match est diffusé sur internet: http://www.247.tv/livesquash.php
A demain pour d’autres nouvelles!
Maud
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Mercredi, avril 29th, 2009
Ce soir, j’ai hésité entre regarder le match de ligue des champions entre Arsenal et Manchester United et un énième épisode du Dr House. Bien m’en a pris, car je sais enfin pourquoi ce héro sanitaire de la télé porte sa canne à droite.
Pour clore un débat qui date de juillet 2008 sur sa canne (se référer aux articles du 6 juillet et 25 juillet 2008), il suffit de regarder l’épisode 8 de la saison 3 et du rapport douloureux qu’il a avec sa physiothérapeute ainsi qu’avec une canne tripode…

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Dimanche, mars 1st, 2009
Lu dans “L’équipe” du 28 février 2009 : “PARIS-SG : Bourillon toujours à l’arrêt. BOURILLON, victime d’une lombosciatique, est encore resté aux soins hier. Il ne figurera pas dans le groupe face à Nancy, […]

Je ne vais pas revenir sur l’origine des douleurs sciatiques qui ont été traitées dans l’article sur les lombalgies ni sur le renforcement musculaire du dos et des abdos traité dans les articles sur les exercices abdo-fessiers (1ère et 2ème parties).
Simplement, je vous conseille de vous étirer en suivant les exercices de stretching que j’ai publié la semaine dernière et que plusieurs internautes ont eu du mal à lire du fait d’un petit bug informatique (oui, c’est possible!). En particulier, l’exercice (photos 5 et 6 de l’article) où vous êtes allongés sur le dos, bras en croix, une jambe allongée et l’autre bien tendue, pied en flex, qui croise par dessus, est un excellent exercice pour “débloquer” votre dos. En effet, le pincipal mouvement déclencheur de la douleur est la rotation du bas du dos (ainsi que la flexion).
Rappelez-vous, hier, après avoir fait vos courses du samedi chez l’hyper ou le discounter, lorsque vous avez sorti du coffre de la voiture le pack d’eau et que vous l’avez posé à côté de vos pieds… C’est à ce moment précis que vous avez ressenti un “truc qui fait mal” dans le dos. Les exercices 5 et 6 vous permettront une dérotation de votre dos et peut-être une amélioration de votre douleur.
En conclusion, si les bugs informatiques le permettent, retournez voir les exercices illustrés du précédent article!
Stretchez-vous bien!
Bertrand JAGNOUX
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Dimanche, février 22nd, 2009
Voici une série d’exercices de stretching à faire dans l’ordre ci-dessous :

Photo 1

Photo 2

Photo 3

Photo 4

Photo 5

Photo 6

Photo 7

Photo 8

Photo 9

Photo 10

Photo 11

Photo 12

Photo 13

Photo 14

Photo 15

Photo 16

Photo 17

Photo 18
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Samedi, février 14th, 2009
Lu dans “L’équipe” du 14 février 2009 : ” MANCHESTER UNITED : EVRA EST LA, PAS ROONEY. Cette fois, c’est la bonne. Annoncé pour le déplacement à West Ham (1-0) le week-end dernier, le retour de Patrice Evra, qui soufrait de la voût plantaire depuis la victoire contre Chelsea (3-0) le 11 janvier, devrait finalement avoir lieu demain à Derby County, en huitièmes de finale de la Cup. “Patrice s’entraîne et il est OK”, a déclaré Mike Phelan, l’assistant d’Alex Ferguson. […]”

Tout le monde le sait bien (et d’autant plus les sportifs): lorsqu’on a mal au pied, on a mal partout! Que ce soit un problème de chaussage trop étroit, de cors, de froid ou d’arthrose, on a mal et on est mal. Pour la voûte plantaire, c’est la même chose.
Petit rappel d’anatomie: l’arche plantaire du pied a un support osseux constitué des os du tarse en arrière et des métatarses en avant. Au niveau musculaire, on trouve différents muscles dont le court fléchisseur des orteils, l’abducteur de l’hallux (le gros orteil), l’abducteur du cinquième orteil et la carré plantaire dans un plan plus profond, plus tous les muscles interosseux entre le métatarses. Sans compter les passages de tendons.
Quand je masse un pied et notamment la voûte, je suis souvent surpris par la présence de “boules” musculaires très sensibles à la palpation.
Mon premier conseil est de prendre un bain de pied chaud quotidien (avec, pourquoi pas, une poignée de gros sel, les remèdes de grand-mère fonctionnant toujours très bien!). Prenez le temps de ce bain (15 minutes minimum) pour masser vos pieds avec vos deux mains, “tordez” les dans tous les sens, dissociez chaque orteil et chaque métatarse l’un de l’autre (la maladie de Morton, bien connue, est la résultante du pincement de deux têtes de métatarse sur un nerf, d’où l’intérêt de les mobiliser).
En second lieu, prenez une balle de tennis. Tenez-vous debout et écrasez-la en faisant avancer votre pied jusqu’au talon puis en le reculant jusqu’aux orteils: ça fait d’autant plus mal que la voûte est contracturée et c’est très bien ainsi! Faites-le tous les jours, vous verrez que cette douleur diminuera rapidement.

Ensuite, amenez votre pied près d’un mur. Laissez-le bien à plat (le talon ne doit pas décoller) et plaquez votre genou contre le mur. Si c’est trop facile, reculez le pied jusqu’à ce que vous sentiez le maximum de tension. restez 30 secondes, recommencez 3 fois.

Enfin, restez près du mur mais reculez le pied d’environ 1 mètre. Mettez vos mains en appui sur le mur sans décoller le talon. De même que ci-dessus, si c’est trop facile, éloignez votre pied de façon à ressentir une tension dans le mollet. Restez 30 secondes, recommencez 3 fois.

Et voilà! Bon courage.
Bertrand JAGNOUX
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Samedi, février 7th, 2009
Lu dans “L’équipe” du 7 février 2009 : ” CHAMPIONNATS DE FRANCE DE SQUASH : STOEHR DE JUSTESSE. Amaigrie, affûtée, la nouvelle n°10 mondiale, à son meilleur niveau en ce moment, s’est fait peur, hier à La Ciotat. En demi-finales des “France”, Isabelle Stoehr a bataillé cinq jeux (11-6, 7-11, 11-5, 9-11, 11-5) face à Maud Duplomb (n°70 mondiale) afin de se qualifier pour la finale. […]

Maud Duplomb, la kiné du CTMS, est donc passée tout près de l’exploit ce week-end. Il faut dire qu’elle avait préparé tout particulièrement ce rendez-vous en s’alignant à divers tournois internationaux lors de ces dernières semaines (faisant suite aux Championnats du Monde par équipes au Caire début décembre) : Monte-Carlo, Amsterdam, Cardiff… Elle a également “peaufiné” sa préparation en insistant sur la récupération (entraînements quotidiens) par des étirements des différentes chaînes musculaires. Ce qui lui a permis de limiter les risques de lésions musculaires et tendineuses très fréquentes en cette période de l’année.
Vivement une prochaine revanche contre la championne d’Europe en titre!
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Dimanche, janvier 11th, 2009
Lu dans “L’équipe” du 8 janvier 2009 : ” Pas d’opération pour Réveillère. […] Quant à réveillère, victime d’une rupture ligamentaire au genou gauche le 22 novembre à paris (0-1), il va échapper à l’intervention chirurgicale (initialement prévue aujourd’hui) en raison d’une spectaculaire amélioration de l’état de son articulation après un mois et demi de repos et de soins appropriés. la situation du latéral droit olympien sera de nouveau évaluée d’ici quelque temps par le staff médical du club.”

A l’heure actuelle, en ce qui concerne les sportifs, notamment sur les sports qui sollicitent énormément les genoux (football, handball, rugby, ski…), la chirurgie ligamentaire s’impose dans l’urgence. Ceci étant, au début de ma carrière (il y a plus de 20 ans…), le discours des praticiens était différent : j’avais au moins 3 patients sur 5 qui étaient traités orthopédiquement avec une immobilisation pendant 3 à 6 semaines et une rééducation proprioceptive et musclante pendant plus de 2 mois.
A l’issue, le patient reprenait le sport et l’on discutait de l’intervention chirurgicale uniquement dans le cas où le genou gardait une instabilité et le patient, une appréhension. Le rôle du kinésithérapeute était alors prépondérant car il fallait “reprogrammer” le genou et lui “indiquer” que même si le ligament était rompu, les muscles étaient là pour suppléer ce dernier.
Aujourd’hui, on propose ce traitement à des personnes de plus de 30 ans, peu sportives, car on s’est aperçu qu’à terme, le risque d’usure prématurée (arthrose) est très important. On peut donc imaginer un scénario d’attente pour Réveillère (29 ans) qui consisterait, dans le cas d’une bonne stabilité de son genou, à terminer sa carrière sans intervention (il gagnerait 7 ou 8 mois de rééducation) et à se faire opérer par la suite pour éviter l’arthrose et une probable prothèse du genou à 70 ans… Mais ce n’est qu’une fiction!
En attendant, restons au chaud et évitons les terrains gelés! Nos genoux ne s’en porteront que mieux!
Bertrand JAGNOUX
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Mardi, janvier 6th, 2009
Lu dans “L’équipe” du 6 janvier 2009 : “Le milieu international sénégalais de Portsmouth, Bouba Diop (30 ans), touché au ligament croisé postérieur du genou, lors du match de premier League contre Arsenal (1-0), le 28 décembre, sera absent pendant 3 mois.”

Pas de chance pour ce joueur en ce début d’année 2009! Ceci étant, cela aurait pu être bien plus grave si le ligament était antérieur (au minimum 7 mois d’arrêt et une intervention chirurgicale douloureuse)… Pourquoi cette différence entre ces deux ligaments (l’un célèbre, l’autre pas) qui se situent pourtant au même endroit ?
Imaginez une soucoupe de tasse à café qui représente le plateau tibial dans lequel sont plantés les deux ligaments (leurs attaches supérieures seront situées dans le fémur). Croisez le majeur et l’index de votre main et posez-les au centre de la soucoupe : vous y êtes! vous avez devant vous le pivot central du genou constitué des deux ligaments croisés dans l’espace!

Alors, pourquoi cette différence ? Tout simplement, parce que le rôle de chacun n’est pas le même : le ligament croisé antérieur (LCA) empêche le tibia d’avancer par rapport au fémur (on parle de tiroir antérieur). A l’inverse, le ligament croisé postérieur (LCP) retient le tibia pour éviter qu’il ne recule.
La lésion du LCP est également plus rare. Il s’agit le plus souvent d’un choc direct sur le tibia que l’on peut voir dans certains sports mais surtout dans les accidents de la voie publique (le piéton qui se fait renverser par une voiture). Elle se traite de façon orthopédique dans un premier temps, avec une rééducation intensive portant essentiellement sur le renforcement du quadriceps. Au bout de trois mois environ, le patient reprend son activité sportive. Dans le cas, plus rare, d’une sensation d’instabilité de son genou, on pourra discuter de l’intérêt d’une intervention chirurgicale.
Souhaitons à Bouba Diop un prompt rétablissement ainsi qu’un genou tout neuf et à tous nos amis sportifs et lecteurs une très bonne année 2009!
Bertrand JAGNOUX
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Jeudi, décembre 4th, 2008
Un petit mot reçu de Maud en provenance du Caire :

“Salut,
Alors j’ai vu que vous aviez suivi les matchs donc j’ai pas besoin de vous raconter! On a fait notre maximum mais bon elles étaient plus fortes!
Maintenant on va essayer de finir 9e mais ca va être dur car il reste de bonnes équipes! Demain on joue l’Allemagne à midi (11h00 HF). On rejoue sur le central, donc on sera à nouveau en direct sur internet. Ca va pas être facile mais normalement on devrait pouvoir gagner. Mon match d’hier m’a cassé les jambes mais j’ai eu droit à une longue séance d’étirements et à un massage de récup avec de la crème refroidissante et aujourd’hui je n’ai plus mal du tout! Donc je serai en forme pour demain! Merci le kiné!!!
A+
Maud
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Mardi, décembre 2nd, 2008
C’est fini pour Maud Duplomb et l’équipe de France de squash!

Equipe de France féminine de squash
Il fallait gagner ce soir contre l’équipe de Hong-Kong (tête de série n°9) pour accéder aux quarts de finale des championnats du monde au Caire. Après la défaite de Célia Allamargot (n°65 mondiale) en 3 jeux (dont le dernier très disputé : 13/11) contre Chan (n°46), la pression était sur les épaules de Maud qui devait à tout prix gagner pour préserver les chances de qualification.
Opposée à Leung (n°91), tout s’est joué dans un premier jeu très accroché qui pouvait basculer à tout moment dans un sens ou dans l’autre. Finalement, Leung gagne 12/10. Relachement de Maud qui perd le deuxième 7/11, puis à nouveau un troisième jeu à suspense qui se termine en 9/11 en faveur de la Hong-Kongaise.
Pour l’honneur, Camille Serme (n°49) affronte Annie Au (n°20) dans un match à priori déséquilibré. Au final, 14/12 13/11 et 11/5 en faveur de Au dans un match sans enjeu.
A partir de jeudi, auront lieu les matchs de classement pour les places d’honneur. En attendant, voici quelques photos souvenirs d’un superbe pays que Maud a bien voulu nous transmettre :


Ca fait rêver, non ? D’autant plus qu’il fait 26°!
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Mardi, décembre 2nd, 2008
Dernière minute! Si vous voulez suivre en direct le match capital entre Hong-Kong et l’équipe de France féminine de squash aux championnats du monde au Caire pour la qualification aux 1/4 de finale, rendez-vous ce soir (02/12/2008) à 17h00 (heure française) sur le site http://www.squashsite.co.uk/wwtlive.htm et cliquez sur live streaming (inscrivez-vous et vous recevrez un mot de passe).
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Lundi, décembre 1st, 2008
Maud Duplomb a réussi ses débuts aux championnats du monde de squash féminin par équipes en remportant ses deux premiers matchs (ainsi que ses deux co-équipières) face à l’Espagne et l’Autriche. Elle n’a concédé aucun jeux lors de ces deux parties… Prometteur!
L’équipe de France doit affronter, demain, Hong-Kong et l’Angleterre pour accéder à une place en 1/4 de finale.
Bon courage!
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Dimanche, novembre 30th, 2008
Maud Duplomb est arrivée au Caire pour participer au Championnat du monde féminin de squash par équipes. Elle débute aujourd’hui (l’équipe de France est tête de série n°8) en compagnie de Camille Serme (N°49), Célia Allamargot (N°68), Maud Duplomb (N°83) et Coline Aumard (N°96).
Suite à une blessure confirmée par le médecin des équipes de France, Isabelle Stoehr (N°14)championne d’Europe en titre, est malheureusement absente de ces championnats.

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Vendredi, novembre 28th, 2008
Suite à l’article concernant le laser utilisé sur le tendon de Sylvain Monsoreau, une confusion a pu naître dans l’esprit de nos lecteurs : en effet, la photo du laser présenté est bien le laser à balayage hélium-néon que nous possédons au CTMS, mais ce n’est pas celui utilisé sur Sylvain Monsoreau. Le docteur Tania Bellot nous a apporté cette précision dans son commentaire : il s’agit d’un laser à CO2 thermique de 20 watts.
Je tiens à préciser que lors de la rédaction de mes articles, je m’inspire simplement de la blessure d’un sportif (vu dans “L’équipe”… entre autre) et j’essaie d’expliquer (si possible) certaines pathologies que je traite en cabinet afin de répondre aux questions que se posent mes patients sur les délais de reprise, le mécanisme de leur traumatisme ou le protocole de rééducation…
En ce qui concerne le laser, je ne peux parler que de ceux que j’utilise depuis 1990 : laser hélium-néon et laser infra-rouge couplé hélium-néon. Malheureusement, pratique libérale oblige, je n’ai pas pu faire une étude complète en double aveugle (avec deux groupes tests : un groupe traité au laser, l’autre non). Ceci étant, je peux affirmer, 18 ans d’expérience aidant, que les résultats semblent probants tant pour la diminution du temps de cicatrisation (dans le cas de pathologies fraiches) que pour l’action antalgique.
Pour le laser à CO2, je vous invite à lire l’article du docteur Bellot très intéressant.
Bertrand JAGNOUX
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Mercredi, novembre 19th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 18 novembre 2008 : “Monsoreau absent jusqu’à la trève? […] Perrin pourrait devoir se passer plusieurs semaines de Sylvain Monsoreau. Handicapé par une inflammation persistante du tendon d’Achille gauche, qu’il soigne notamment au laser en effectuant plusieurs déplacements par semaine à Paris, le défenseur a joué ses derniers matchs sans être à 100 % de ses moyens et a décidé de mettre fin à cette situation, avec l’accord du nouveau staff technique. Très diminué à Lille (0-3), il veut être totalement rétabli avant de faire son retour et son indisponibilité pourrait durer jusqu’à la trève […]”

Laser à balayage hélium-néon 10 mW (CTMS Lyon Part Dieu)
La découverte des lasers en 1960, conséquence des plus spectaculaires d’une recherche de 40 années, a eu un énorme retentissement au niveau médical, notamment.
En effet, les lasers de moyenne puissance véhiculent une énergie non destructrice qui se transforme en énergie biochimique permettant la relance du métabolisme cellulaire. Les différentes actions du faisceau laser permettent une résorption oedémateuse et un effet anti-inflammatoire.
Les travaux du professeur Mester commencés en 1966 ont porté sur l’effet du laser au niveau des tissus et en particulier sur les phénomènes de cicatrisation et de néo-vascularisation. Il mit en lumière l’action stimulante de ce type de longueur d’onde rouge sur les cytochromes (qui participent à la synthèse de l’ATP, l’énergie de la cellule) et plus particulièrement celle produite par un laser à gaz Hélium-Néon (632,8 nanomètres). Suivirent alors toute une série d’expérimentations et d’applications in vitro et in vivo.
A terme, c’est donc l’Hélium-Néon qui se développa. Avec cependant un inconvénient qui gêna son application dans des conditions optimales. En effet, ces appareils furent vendus dans les années 80 sans véritables protocoles sérieux, avec un nombre limité de données scientifiques et des puissances très faibles (de 1 mW à 2,5 MW) pour la plupart. Les praticiens, quelque peu déçus par des résultats aléatoires, les revendirent en les bradant. Ce qui généra un a priori défavorable à l’encontre de ce « Soft Laser ».
Les différents types de laser :
Le Laser Hélium-Néon (HeNe), qui émet dans le rouge à 632 nm, avec une puissance de 10 mW a une pénétration d’environ 20-30 mm avec une action cicatrisante.
Les Lasers à diode infrarouge, émettant dans l’invisible à 904 nm, ont à peu près la même pénétration que l’HeNe, avec une action antalgique et anti-inflammatoire.
Le Laser CO2. Sa longueur d’onde est de 10 600 nm (IR lointain, invisible), sa pénétration n’est que de 2 mm, mais sa puissance peut atteindre 50 W en application thérapeutique.
Le CTMS possède deux lasers : un laser hélium-néon 10 mW et un laser hélium-néon couplé à un infra-rouge; le protocole est de 15 à 20 mn par séance quotidienne.
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Dimanche, novembre 2nd, 2008
Lu dans “L’équipe” du 18 octobre 2008 : “Le finlandais Kalle Palander (14 victoires en coupe du monde) accumule décidément les pépins. Après avoir écourté sa saison 2007-2008 suite à une fracture de fatigue à la jambe droite, le finlandais a déjà tiré un trait sur l’hiver, qui commence le 26 octobre à Sölden. Le technicien (notamment champion du monde de slalom en 1999), qui était lourdement tombé à Ushuaia le mois dernier, a en effet dû stopper son entraînement sur le glacier de Sölden suite à des douleurs devenues insupportables et s’est résolu à se faire re-opérer du tibia droit, jeudi en Finlande […]

Si l’on surfe sur les différents forums, on trouve beaucoup de questions sur les fractures de fatigue ainsi que les périostites qui ont des signes cliniques très semblables. Dans la fracture de fatigue, la douleur à la palpation sera plutôt circonférentielle sur le tibia, alors que dans le cas de périostite, la douleur sera souvent reproduite par les tests isométriques du jambier postérieur (ou tibial postérieur) et des fléchisseurs. Lors du test isométrique, on demande au patient de contracter le muscle testé alors que le praticien bloque le mouvement. Par exemple, lors du test du jambier postérieur, vous devez amenez le pied en flexion plantaire ainsi que vers l’intérieur (le jambier postérieur a une action d’adducteur et rotateur interne du pied).
La fracture de fatigue et la périostite sont deux entités distinctes : seule l’IRM pourra les distinguer. En effet, bien que survenant dans le même contexte sportif, dans le cas de la périostite, c’est un phénomène de traction des fibres musculaires qui tirent sur les insertions sur la couche superficielle du périoste la dissociant des couches profondes. Alors que dans le cas des fractures, il s’agit plutôt de contraintes répétitives.
Dans les deux cas, le repos est indispensable : 3 mois minimum pour les fractures, un peu moins (6 à 8 semaines) pour les périostites. Pour les fractures, il peut même y avoir une mise en décharge du membre inférieur ainsi qu’une immobilisation. La rééducation des périostites est importante afin d’étirer les muscles coupables. Enfin, reprise du sport très progressive en surveillant les appuis et les douleurs séquellaires qui pourraient survenir. Le port de semelles adaptées est également très utile.
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Dimanche, novembre 2nd, 2008
Des nouvelles d’un de mes joueurs préférés (également de ma femme et ma fille!) : Grégory Coupet. J’ai lu dans “L’équipe” du 25 octobre 2008 que “L’ancien lyonnais ne sera pas du déplacement demain à Villarreal, le troisième du championnat. Le gardien souffre toujours d’une lésion myofasciale.”

Je n’étais pas trop avancé sur la nature de la pathologie qui empêchait Greg de jouer; en tapant “lésion myofasciale” sur le moteur de recherche de Google, je me suis aperçu que sur les 10 premières réponses de la première page, 7 concernaient la blessure de Coupet (pas plus précises), les 3 autres ne m’avançant guère dans ma recherche.
Est-ce que Grégory Coupet souffre d’une maladie rare ou orpheline et qu’il soit le seul au monde à en souffrir ?
A priori, la localisation serait au niveau de la cuisse, “myo” concernant le muscle, “fascia” la gaine de tissu conjonctif qui entoure le muscle. On retrouve souvent cette pathologie au niveau tibial dans le syndrome des loges chez les sportifs, due au surentraînement. Le développement de la masse musculaire engainée dans le fascia inextensible, augmentant la pression intramusculaire et provoquant une douleur de type “point gâchette”. Je vous renvoie à un article très intéressant sur les lombalgies du sportif écrit par Mehmet Tuncay DURUÖZ et Serge POIRAUDEAU paru dans la Revue du rhumatisme [SuppL Pédagogique] en 1998 :
[…] Le syndrome myofascial est un syndrome douloureux qui provient d’un muscle et en particulier de façon très caractéristique d’un point gâchette.
L’origine du point gâchette serait attribuable à une activité physique mettant en tension de façon spécifique un muscle soit par étirement brusque soit par une situation de surmenage par contractions répétées excessives ou par maintien du muscle en position raccourcie prolongée. La pression du point gâchette provoque une douleur sourde et profonde ainsi qu’une irradiation propre à chaque muscle atteint.
Des critères de diagnostic ont été proposés pour ce syndrome. Les 5 critères majeurs associent:
une douleur régionale;
une sensibilité altérée dans le territoire de la douleur référée du point gâchette;
la présence d’une bande tendue palpable dans le muscle;
un point de douleur exquise le long de la bande tendue;
un certain degré de limitation de l’amplitude articulaire.
Il existe également trois critères mineurs :
la reproduction de la douleur connue du patient par la pression directe du point douloureux;
la provocation d’une réponse locale par la palpation transverse du point douloureux ou lors de l’insertion d’une aiguille dans le point gâchette;
le soulagement de la douleur par l’étirement du muscle ou par l’injection, avec un produit anesthésique, du point gâchette.
Plusieurs syndromes myofasciaux ont été décrits notamment celui du carré des lombes, de l’iliocostal et du petit fessier. La prise en charge thérapeutique de ces syndromes myofasciaux associe le repos sportif, l’étirement des muscles impliqués et l’injection des points sonnettes par un anesthésique local […]
A la lecture de cet article, me voilà rassuré; cette pathologie n’est due qu’à un surentraînement sportif et le traitement passera forcément par le repos et l’arrêt de la musculation. Et surtout, étirez-vous! On ne dira pas assez les bienfaits des étirements (Mézières, stretching ou autre) sur le corps.
Dans l’article qui suit, je vous parle des fractures de fatigue et des périostites qui sont elles aussi une résultante du surentraînement.
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Mercredi, octobre 22nd, 2008
Lors du dernier week-end, s’est déroulé l’Open national féminin de Gravelines, où était présente Maud Duplomb du CTMS.

Trés en forme, elle est arrivée en finale sans perdre un seul jeu. Opposée à Célia Allamargot (66ème mondiale) et après avoir perdu les deux premiers jeux en 9/11, elle a su reprendre le match en main en enchaînant les trois derniers jeux (11/7, 11/8, 11/9) et ainsi remporter un nouveau tournoi.
Sociétaire du Squash Club Fauriel de Saint-Etienne et bénéficiant pour ses entraînements de la structure du Squash Lugdunum à Lyon, Maud espère être du voyage au Caire pour le championnat du monde par équipes qui se déroulera début décembre 2008. Au vu de ses derniers résultats, on peut penser que la fédération n’hésitera pas un seul instant à la qualifier.
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Samedi, octobre 11th, 2008
Les barbecues pendant l’été, les fondues bourguignonnes au premier froid : attention aux brûlures!
Saviez-vous que le kiné peut quelque chose pour vous?

Pour en savoir plus, allez sur ce lien. François Galaup, kiné au CTMS, a travaillé plusieurs années au centre des grands brûlés du CHU Saint joseph-Saint luc à Lyon et vous explique les risques des brûlures ainsi que la rééducation préconisée.
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Vendredi, octobre 3rd, 2008
Entendu le 10 septembre 2008 sur TF1 : “[…] Dejan Stankovic s’est blessé au genou… Il demande à sortir… Son genou ne répond plus… Il n’a plus de proprioceptivité […]”. 3ème minute du match de football France-Serbie, commentaire de Jean-Michel Larqué.
Beaucoup ont dû se poser la question de savoir ce qu’est cette proprioceptivité ou proprioception (les deux termes sont dans le dictionnaire) dont a parlé Jean-Mimi. En physiologie, elle désigne l’ensemble des récepteurs, voies et centres nerveux impliqués dans la perception, consciente ou non, de la position relative des parties du corps les unes par rapport aux autres (wikipedia).
Pour simplifier, quand vous avez le genou ou le coude fléchi, des capteurs sensitifs transmettent l’information au cerveau qui vous donne l’information de cette flexion.
La proprioception, dans le jargon kinésithérapique, est une technique de rééducation qui consiste à redonner au patient le positionnement de ses articulations dans l’espace en sollicitant les capteurs sensitifs. On utilise pour cela les plateaux de Freeman, le ballon de Klein-Vogelbach, les techniques des chaînes musculaires (par exemple, les diagonales de Kabat) ou bien toutes sortes d’exercices qui réveillent la vigilance musculaire.
Voici quelques exemples d’exercices proprioceptifs sur les plateaux de Freeman :

En ce qui concerne l’état de santé de Stankovic, la Gazzeta dello sport révèle que le footballeur ne souffre que d’une élongation du ligament collatéral médial du genou gauche. IL devrait être absent un mois et devra faire beaucoup de proprioception…
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Vendredi, octobre 3rd, 2008
Mauvaise nouvelle de Dublin : Maud a perdu contre la tête de série n°2 du tournoi open de squash. Elle a été battue 3-0 contre Sarah Kippax, mais le score sévère révèle difficilement une partie assez accrochée (voir le lien).
Vivement une prochaine revanche!
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Jeudi, octobre 2nd, 2008
Si vous voulez avoir des nouvelles de Maud, notre consoeur du CTMS, actuellement à Dublin pour le Leinster open 2008 de squash, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien.

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Dimanche, septembre 28th, 2008
Suite à mon article sur les claquages en avril 2008, un internaute m’expose son problème (voir son commentaire) et voudrait connaître le délai de reprise sportive.
Il est toujours très difficile de donner des délais précis, d’autant plus en ne connaissant pas la personne et ne pouvant pas la tester cliniquement. De plus, nous n’avons aucune indication sur les examens effectués.
Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faudrait au minimum une échographie initiale afin de juger de la gravité de la déchirure et une actuelle afin de définir l’état de cicatrisation des fibres musculaires. Si le radiologue confirme cette cicatrisation, alors la reprise sera possible sous couvert d’étirements avant et après l’effort.

La question étant de savoir à quel moment reprendre les matchs, je pense qu’il faut compter au minimum 3 semaines d’entraînement. Je vous laisse également relire l’article sur le claquage qui traite de la conduite à tenir dans l’urgence ainsi que de la rééducation.
Bonne reprise,
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Jeudi, septembre 11th, 2008
COMMENT S’ECHAUFFER ?
Fabriquer de la chaleur dans les membres inférieurs (et stimuler le système coeur-poumons-vaisseaux sanguins) : Courir au moins 5 minutes à petite allure (inférieur à 140 pulsations/minute) dans le gymnase ou au moins 8 minutes par temps frais sur la piste (ou faire 6 X 30 sec de saut à la corde). Si la sensation de chaleur est insuffisante (temps frais, vent), il faut augmenter la durée de la course sans accélérer son allure (pour ne pas entamer ses réserves d’énergie), se couvrir suffisamment et éventuellement les compléter par des séries de flexion complète-extension complète au moins 5 fois.
Fabriquer de la chaleur dans les épaules, le cou, les bras, les mains et le tronc :
1- Une série de 50 cercles de bras (en inversant le sens de rotation à la moitié).
2- Une série de 30 cercles d’épaules (en inversant le sens de rotation à la moitié).
3- Une série de 50 à 100 crispations des poings/ouverture complète des mains pour échauffer les muscles et les tendons des mains et des avant-bras.
4- Tête bien droite, tourner la tête sur le côté pour regarder alternativement à droite à gauche (10 fois).
5- Flexion/extension de la tête : Regarder alternativement ses pieds, puis le plafond (10 fois).
6- Faire des flexions latérales alternées (aller “poser” l’oreille sur l’épaule), 5 fois à droite et 5 fois à gauche.
7- Faire des cercles de tête (10 fois), attention au torticolis si vous allez trop vite ou si vous forcez « quand ça coince » !
8- Une série de 10 flexions de bras (minimum), bras écartés à la largeur des épaules. Ne pas chercher à descendre jusqu’au sol (si c’est difficile), le tronc reste aligné avec les jambes (les abdominaux et les dorsaux sont contractés : gainage).
On peut faire une série supplémentaire, bras plus écartés que la largeur des épaules. C’est plus facile en appui sur les genoux, les épaules bien avancées vers l’avant (le bassin se place et reste en avant des genoux et pas en arrière assis sur les talons). On peut, si on a auparavant bien échauffé les muscles des mains et des avant-bras, faire une série en appui sur le bout des doigts (5 doigts ou 4 doigts en appuis).
LES ETIREMENTS POUR L’ECHAUFFEMENT
L’objectif principal des étirements lors de l’échauffement est l’amélioration de la souplesse articulaire et musculaire qui permettra l’amplitude maximum des mouvements sans risques. Les étirements sont nécessaires aux sédentaires et aux sportifs occasionnels. Pour les sportifs de bon niveau, les données actuelles laissent penser qu’il faut éviter de s’étirer AVANT une compétition (risque de sédation et de diminution de la vitesse). Pour tous, il reste admis qu’il est utile de s’étirer après les efforts. Un étirement ne doit pas faire mal, mais on doit ressentir une forte tension.

CE QU’IL FAUT SAVOIR : L’amplitude articulaire dépend de la mise en tension successive des muscles et des tissus qui entourent les muscles (40 % de la souplesse totale), puis des tendons (10% de la souplesse totale) qui attachent les muscles aux os, puis des articulations : les capsules articulaires et les ligaments (50 % de la souplesse totale).
EN CONSEQUENCE : Un étirement doit durer assez longtemps (au moins 10 secondes) pour permettre la mise en tension progressive de tous ces tissus plus ou moins rapidement étirables. On reste concentré et on respire calmement et régulièrement, on prolonge l’expiration pour mieux se relâcher. Il existe plusieurs méthodes d’étirement et beaucoup d’autres exercices pour s’étirer.
A- La méthode « passive » est la plus accessible au débutant. Par exemple : On laisse étirer passivement les muscles de la cuisse par l’action de la pesanteur et par la traction avec les bras. C’est la moins conseillée avant une compétition, car elle aurait un effet sédatif sur le muscle. L’étirement doit être conduit lentement pour éviter de déclencher le réflexe myotatique qui provoque la contraction réflexe du muscle étiré.
B- La méthode « contracté -> relâché -> étiré » est une autre méthode passive accessible assez facilement :
1- Contracté 6 secondes : Le muscle est allongé au maximum. Pendant quelques secondes, il est contracté de manière statique (sans mouvement contre une résistance : pousser contre un mur, résister à une traction).
2- Relâché 6 secondes : Le muscle est relâché sans mouvement. Il faut se concentrer sur ses sensations pour obtenir ce relâchement.
3- Etiré 6 secondes : Le muscle est étiré progressivement en expirant doucement.
C- La méthode dynamique active utilisant des balancés et des enchaînements balistiques : Elle semble plus adaptée à la compétition, en particulier dans les sports “explosifs” (sprint, …).
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Jeudi, septembre 4th, 2008
D’une manière générale, les personnes (non pratiquants dans les clubs sportifs et même certains d’entre eux pendant les cours) n’aiment pas s’échauffer. En effet, c’est désagréable de commencer à bouger après plusieurs heures d’immobilité, c’est particulièrement vrai durant les 4 premières minutes d’effort. C’est aussi perçu comme une perte de temps pour ceux qui “aiment le sport” : “pourquoi, on ne commence pas tout de suite ?”.

POURQUOI FAUT-IL S’ECHAUFFER ?
Il faut s’échauffer pour:
- être en sécurité dès le début : une activité physique progressivement plus intense est indispensable pour ne pas mettre son coeur, ses artères, ses muscles et ses articulations (cou, doigts, chevilles, …) en difficulté d’adaptation.
- entrer dans l’activité : le rituel physique qu’est l’échauffement aide à se recentrer psychologiquement sur cette nouvelle activité de la journée.
- être plus efficace pendant : le rendement global d’un organisme est nettement supérieur après un échauffement progressif pour mieux récupérer après : mieux préparé, l’organisme s’est mieux adapté et a produit, à effort égal, moins de fatigue.
- avoir plus de satisfaction après : les 4 premières minutes de mise en action sont très souvent désagréables, elles correspondent aux premières adaptations physiologiques à l’effort. Autant en faire un temps spécifique et technique de préparation.
CE QU’IL FAUT SAVOIR
Les muscles et les tendons sont, en période de repos, à la température de 36 °. Or, on sait que les muscles et les tendons ont un rendement maximum à la température de 39°. Cette température amène une baisse de la viscosité des muscles, une augmentation de l’élasticité des tendons, une augmentation de 80% de la souplesse musculaire, une augmentation du débit d’oxygène sanguin et des réactions plus rapides aux impulsions électriques. Le système nerveux a un fonctionnement optimum entre 38° et 39°. Ce système regroupe l’ensemble des circuits de commande, de contrôle et de coordination de l’action du corps, il est donc très important qu’il soit parfaitement fonctionnel. Une augmentation de 2°C de la température centrale entraîne une accélération de la vitesse de contraction de 20%. Pour ces 2 raisons, une personne échauffée à 38°-39° et qui a conservé cette chaleur (port du survêtement) peut ensuite travailler physiquement avec moins de fatigue, moins de traumatisme articulaire et avec une précision supérieure qu’un élève non échauffé.
COMMENT PRENDRE EN COMPTE LES CONTEXTES ?
1- Je dois m’échauffer plus longtemps pour bien conserver cette chaleur.
2- Je dois penser à boire régulièrement (avant pour arriver à fabriquer de la chaleur).
3- Je dois couvrir mes muscles pendant et après l’effort.
4- Je dois m’échauffer à l’ombre si c’est possible. Je dois me protéger du vent et de la pluie qui vont refroidir mes muscles (avec un coupe-vent et un survêtement).
5- S’il est 8 h du matin, je dois m’échauffer plus longtemps qu’en milieu d’après-midi. Si je sors d’un cours où je suis resté assis, je ne suis pas du tout échauffé. Si la récréation a été animée, je suis déjà partiellement échauffé.
6- Pour un effort peu intense, par exemple un footing : un échauffement de 5 mn va suffire. Pour un effort variable, parfois intense et demandant de la précision, de la vitesse d’exécution : il me faudra au moins 15 mn si je veux être efficace et à l’abri d’un accident.
La suite paraîtra la semaine prochaine…
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Vendredi, juillet 25th, 2008
Suite à des discussions à bâtons rompus entre amis au sujet de l’article concernant le Dr House et sa boiterie, on m’a dit qu’il valait mieux porter sa canne du même côté que le membre lésé parce que ça paraissait plus logique et que l’armada des scénaristes américains ne pouvaient se tromper !

Alors, je me suis posé la question : “Pourquoi le Dr House marche avec sa canne à droite ?”
Je crois avoir une réponse (mais je ne suis pas contre d’autres réponses via les commentaires): je pense, en effet, que si le Dr House porte sa canne du même côté que sa cuisse douloureuse, c’est pour mieux boiter ! Quoi de plus visuel, sur le petit écran, qu’un homme claudiquant et grimaçant à la moindre enjambée. Quel intérêt, aurait-on, à passer sa soirée à regarder un homme marcher avec des appuis équilibrés soulageant toutes ses douleurs ? D’ailleurs, on ne voit jamais le Dr House aller chez son kiné et faire sa rééducation !
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Mardi, juillet 22nd, 2008
Lu dans le “Midi Libre” du 22 juillet 2008 : “Valbuena opéré. Le milieu offensif de l’OM, Mathieu Valbuena, a été opéré hier d’une pubalgie dans une clinique de Bordeaux. Il devrait être absent des terrains environ six semaines.”

La pubalgie est toujours un problème pour les kinés, au même titre que les autres tendinites qui imposent un repos strict de 6 semaines minimum (que les sportifs ont du mal à respecter…), avec en plus une difficulté à cerner le siège de la lésion : s’agit-il des adducteurs de la cuisse, des insertions inférieures des abdominaux, d’une arthropathie de la symphyse pubienne ou des trois à la fois!
Dans tous les cas, il s’agit d’un dérèglement des tensions musculaires qui va provoquer une souffrance au carrefour qui est le bassin : des douleurs au bas ventre ou au niveau inguinal lors de mouvements contrariés du tronc ou de la cuisse.
Premier traitement : le repos strict pendant 6 semaines. Difficile de demander cela à une personne sportive, d’autant plus qu’au bout d’une semaine la personne se sent déjà mieux et ne comprend pas qu’il faille encore attendre 5 semaines avant de reprendre son sport favori (et que dire du haut niveau ou des professionnels!).
Deuxième traitement : la rééquilibration des tensions musculaires. Protocole à base d’étirements doux (dans un premier temps en respectant la règle de non douleur) de tous les muscles ayant une insertion sur le bassin.
Troisième temps : la mobilisation de la symphyse pubienne. Les différentes tensions musculaires provoquent une pression au niveau de la symphyse qui crée une arthropathie (on peut voir, très souvent une image radiographique en “timbre poste” (un peu dentelée) de la symphyse). Une normalisation peut être nécessaire par un exercice simple d’ouverture et de fermeture contrarié par le kiné des deux cuisses (on entend parfois un “clac”) qui va faire jouer cette articulation.
Quatrième traitement : la remusculation. Il s’agit d’être le plus symétrique possible afin d’équilibrer les tensions au niveau du carrefour qui est le bassin. Le travail sera dans un premier temps isométrique (tenir une position sans bouger pendant 10 secondes) notamment sur les adducteurs et les abdominaux (surtout les obliques). Mais il ne faut pas négliger les muscles postérieurs de la colonne lombaire qui vont contribuer à stabiliser l’équilibre du bassin. C’est du gainage.
Cinquième traitement : la reprise du sport. Il faut d’abord privilégier les sports en ligne (natation, vélo, course en terrain plat…). Ensuite, reprise de votre sport en restant à l’écoute de la moindre douleur.
En cas d’échec, c’est la chirurgie comme Valbuena ! Mieux vaut ne pas en arriver là ! Les suites opératoires seront les mêmes : 6 semaines d’arrêt strict, rééducation, remusculation, reprise des sports en ligne à 8 semaines…
Profitez bien de la trêve d’été pour bien vous étirez et prévenir cette pathologie bien embêtante !
Bonnes vacances.
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Dimanche, juillet 6th, 2008
Qui ne connait pas le Docteur House? Ce célèbre médecin de fiction officie depuis 5 saisons sur le petit écran. Ce médecin méthodique mais cynique, pareil à Sherlock Holmes, en plus contemporain, a quand même une petite faiblesse. Tout le monde l’a vu boîter, du fait d’une lésion ischémique du quadriceps de la cuisse droite.

Mais vous êtes-vous aperçu que le célèbre Dr House, si performant dans ses diagnostics, s’est trompé dans la façon de marcher avec sa canne ? En effet, il devrait pour marcher correctement, porter sa canne à gauche ! Et non à droite, comme il le fait !
Et oui ! Plusieurs méthodes sont possibles pour marcher avec des cannes :
Soit vous prenez deux cannes et vous avancez en même temps les cannes et la jambe lésée, ce qui permet de la soulager et d’éviter également de se faire “mal au dos”.
Soit vous gardez toujours ces deux cannes, et vous alternez les cannes; canne gauche puis jambe droite puis canne droite puis jambe gauche : c’est la marche à quatre temps alternée.
Soit toujours avec les deux cannes : canne gauche avec jambe droite puis canne droite avec jambe gauche : c’est la marche à deux temps alternée.
Soit vous prenez une seule canne et alors vous l’avancez en même temps que la jambe opposée lésée : c’est le cas du Dr House. En effet, si vous la mettez du même côté, vous allez accentuer la claudication et provoquer des douleurs importantes au dos. De plus, quand vous prenez la canne du côté opposé, vous créez une sorte de trépied formé par les deux pieds et la canne qui va augmenter la stabilité et limiter le risque de chute. Ma femme me précise qu’elle trouve cela incohérent et pourtant c’est la meilleure façon de marcher ! Cela fait partie de notre travail de rééducateur que de corriger le patient.
Bonnes vacances et ne boîtez plus !
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Vendredi, juin 6th, 2008
Suite et fin du Championnat d’Europe féminin de squash, qui s’est déroulé cette semaine à Bratislava en Slovaquie, pour Maud Duplomb, kiné au CTMS. La hiérarchie a été respectée : Quart de finaliste, Maud se fait éliminer par Isabelle Stoehr, numéro 1 française et 15ème mondiale, en trois jeux secs. Puis, se fait battre par l’anglaise Lauren Sidall, numéro 40 mondiale, pour le match de classement. Au final, Maud termine à la 7ème place du Championnat. Remarquable!

Toute nos félicitations à notre championne! Il ne reste plus à Maud, qu’à appliquer les conseils qu’elle donne à ses patients : massage de récupération, assouplissements à base de stretching (article à paraître très prochaînement), hydratation… Pour ensuite se préparer à ses prochaines compétitions!
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Jeudi, juin 5th, 2008
Belle perf pour Maud!

Notre kiné squashiste du CTMS (99ème mondiale et n°3 française) s’est qualifiée pour le troisième tour du championnat d’Europe individuel féminin 2008 qui se déroule à Bratislava en Slovaquie, en battant la hollandaise Milja Dorenbos (96ème mondiale) en 4 jeux (11/13 11/4 11/6 11/5). Auparavant, elle avait battu la slovaque Andréa Malinova.

Milja Dorenbos et Isabelle Stoehr
Elle affronte aujourd’hui (jeudi 5 juin) Isabelle Stoehr, numéro 1 française et quinzième mondiale. Ce sera dur, mais on y croit tous!
Dans tous les cas, Maud a déjà réussi ses championnats en sachant qu’elle terminera, au pire, huitième!
Bravo!
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Dimanche, juin 1st, 2008
Lu dans “Le Progrès” du jeudi 29 mai 2008 : “Olivier Milloud, le pilier international de Bourgoin, s’est sérieusement blessé ce mercredi matin au tendon d’Achille droit, probablement une rupture d’après le médecin du club Jean-Jacques Allagnat, qui pourrait l’éloigner des terrains durant six mois.[…]”

La rupture du tendon d’Achille, c’est la “plaie” des kinés! Pas que ce soit compliquée à rééduquer, mais le risque de récidive est tellement important qu’il faut à tout prix “cadrer” le patient afin qu’il comprenne et respecte les périodes sans appui, les périodes d’appuis progressifs et les délais de reprise au sport qui ne peut être inférieur à 6 mois. Il faut compter pratiquement une année pour reprendre la compétition!
Dans le cas d’une rupture, la chirurgie est obligatoire : deux méthodes sont possibles en fonction de l’état du tendon. Si la rupture est nette, il existe une technique percutanée avec un système de fils et de petits harpons (tel un fil et un hameçon que l’on passerait dans l’un des bouts du tendon et que l’on tirerait pour l’amener contre l’autre bout, voir l’article très bien fait sur la chirurgie mini-invasive du Docteur Yves Rouxel). Sinon, c’est la technique classique avec ouverture le long du tendon, dans le cas de tendon lacéré ou dans le cas de rupture diagnostiquée tardivement.
Ensuite, on reste sans appui pendant 6 semaines, le pied en équin afin d’éviter de tirer sur le tendon. Pendant les 6 semaines suivantes, je vous conseille de garder les cannes canadiennes pour éviter la boîterie.
La rééducation est très importante (voir également l’article sur la lésion du tendon d’Achille) : il faut mobiliser quotidiennement le tendon afin de la faire coulisser dans sa gaine en respectant la règle de non-douleur, allonger le muscle (les jumeaux et le soléaire), récupérer la mobilité de l’articulation de la cheville notamment en flexion dorsale. On va utiliser du laser, des ultrasons, des courants excito-moteurs, des massages, des étirements et une mise en charge progressive. Le vélo d’appartement est utile mais méfiez-vous du vélo en extérieur : le risque est de poser rapidement et fortement le pied au sol, c’est suffisant pour rompre la réparation.
Il faut compter pratiquement six mois pour espérer s’élever sur la pointe d’un seul pied sans aide! L’âge, également, sera prépondérant pour une reprise plus rapide. Pendant la convalescence, il faudra être très prudent : plonger dans l’eau du bord d’une piscine est suffisant pour récidiver, je l’ai vu!
Bon courage et patience…
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Dimanche, mai 25th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 24 mai 2008 : “Tsonga, la tuile […] Jeudi soir, quleques minutes après le succès aisé de Jo-Wilfried Tsonga sur l’espagnol Ventura, son préparateur physique, Cyril Brechbuhl, apposa une énorme poche de glace sur son genou droit […]”

Bien comprendre l’utilité du ménisque, voilà aujourd’hui le sujet de cet article.
Le ménisque sert d’amortisseur au niveau de l’articulation du genou : il y en a deux, un interne et un externe, qui sont posés sur la plateau tibial (l’os de la jambe) et qui ont une forme de “C” plus ou moins ouvert.

Sur la vue ci-dessus du Docteur Martzolff, on comprend bien, outre le rôle d’amortisseur, qu’ils augmentent la surface de réception du fémur et donc la stabilité du genou (on dit qu’ils augmentent la congruence articulaire). Quand il existe une atteinte des ménisques, il s’agit d’une fissure de l’un des deux ménisques. Un morceau du ménisque peut alors parfois “coincer” l’articulation tel un grain de sable dans l’engrenage, ou bien simplement faire souffrir le genou et le faire gonfler lors d’une utilisation trop intensive.
Quand on arrive à des blocages ou des inflammations trop fréquentes, le mieux est d’aller enlever, par arthroscopie, les morceaux qui gênent. Cependant, il faut savoir que plus on vous enlève un gros morceau, plus les chances d’avoir de l’arthrose plus tard sont importantes. C’est pourquoi, il faut attendre le plus longtemps possible avant de se faire opérer. En 1963, mon père s’est fait opérer des ménisques; à l’époque, on ouvrait entièrement l’articulation et on enlevait la majeure partie du ménisque avec des suites opératoires très longues et douloureuses. Aujourd’hui, il marche avec une prothèse totale du genou… Ce sont des cas extrêmes, mais ils expliquent bien l’importance des ménisques dans l’articulation.
En conclusion, mettez au repos vos genoux dès qu’ils souffrent. Privilégiez le rodage articulaire sur le vélo (d’appartement ou de route) et plutôt la natation (sport en décharge), ainsi que les étirements (moins de tension égale moins de pression dans l’articulation). Et si vraiment ça ne passe pas, prenez rendez-vous avec votre chirurgien en espérant qu’il pourra préserver au maximum les ménisques (reprise du sport à 6 semaines). Limitez aussi les infiltrations qui masquent la douleur et qui ne vous motivent pas à vous reposer.
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Dimanche, mai 4th, 2008
Félicitations !
Un grand bravo pour notre consoeur, Maud DUPLOMB, kiné au CTMS, qui a obtenu la médaille de bronze aux championnats d’Europe féminin par équipes de Squash qui se sont déroulés à Amsterdam du 30 avril au 3 mai 2008.

Maud (à droite) et sa soeur jumelle julie
Après avoir battu le Danemark et la Suisse en poule, elles ont été battues par l’Angleterre en demi-finales par les numéros 10, 11 et 12 mondiales. Toujours motivées, elles se sont rattrapées en battant l’Irlande (2 à1) pour la troisième place.
Encore bravo pour cette grande performance !
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Dimanche, mai 4th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 3 mai 2008 : “[…] Douchez s’est blessé au pouce de la main droite et n’a pas terminé l’ultime séance d’entraînement avec le groupe. Les premiers examens médicaux ne remettent pas en cause sa participation […]”

On voit fréquemment des lésions des doigts de la main dans les sports de ballon qui se jouent avec les mains (hand, basket, volley… ou gardien de but!) et notamment au ski : lors d’une chute à ski, en vous réceptionnant mains ouvertes (avec ou sans bâton), le pouce peut se bloquer dans la neige et provoquer une entorse de l’articulation métacarpo-phalangienne ou MCP (en général, interne à 85 %). La douleur sera vive et vous pourrez même entendre un craquement.
Surtout ne pas traiter à la légère cet accident ! En effet, dans le cas d’entorse grave non immobilisée, vous serez, par la suite, dans l’impossibilité de tenir quoi que ce soit. De plus, le traitement qui s’imposera, sera un acte chirurgical relativement complexe.
Ne jamais minimiser une entorse. Une entorse est une déchirure ligamentaire plus ou moins totale. Lors de l’entorse de la MCP du pouce, c’est le plus souvent le ligament latéral interne qui est touché. Il lui faut entre 3 et 6 semaines pour cicatriser à condition d’immobiliser correctement. Imaginez qu’en cas de rupture, c’est comme si vous n’aviez plus de haubans qui maintiennent le mat du bateau… Difficile de traverser l’Atlantique comme ça !
Comment la reconnaître ? Après votre chute, votre pouce est tuméfié. Vous ressentez une douleur aiguë à la face interne du pouce pratiquement au niveau de la première commissure. Surtout, vous êtes dans l’impossibilité de tenir une bouteille pleine avec votre main. Si vous répondez à tous ces signes, consultez au plus vite votre médecin. C’est une urgence, il ne faut pas attendre plus de 3 semaines, sinon, en cas d’arrachement ligamentaire, le traitement chirurgical sera obligatoire. Un diagnostic complet et des radiographies s’imposent.
A l’issue des 3 à 6 semaines d’immobilisation (petite attelle de main à porter nuit et jour), le kinésithérapeute récupérera de manière progressive, en respectant la règle de non-douleur, toutes les amplitudes articulaires (mobilisation manuelle, passive, physiothérapie par ultra-sons…) puis stabilisera l’articulation en renforçant les muscles de la colonne du pouce.
Patience et courage !
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Dimanche, avril 13th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 12 avril 2008 : “[…] après sept semaines d’absence (claquage à la cuisse gauche), Lionel Messi est de retour avec une semaine d’avance […]”

Enfin des délais cohérents ! Systématiquement, mes patients ont l’impression d’être moins bien traîtés que les sportifs de haut niveau ! On a toujours l’idée que les pros se remettent plus vite que les gens “comme tout le monde”. Certes, leur soins sont plus fréquents et rapprochés. Ceci étant, le temps de cicatrisation est le même pour tout le monde : 6 semaines pour une déchirure musculaire plus le temps de reprise, soit 8 semaines… comme Messi (à 7 jours près !).
En ce qui concerne le traitement de rééducation, je vous laisse vous reporter à l’article “Claquage à la cuisse droite“. A la reprise, je ne saurais trop vous conseiller de vous étirer le plus régulièrement possible. IL est important d’étirer le quadriceps (siège de la lésion), mais aussi le muscle antagoniste, dans ce cas les ischios-jambiers. C’est comme les haubans (les câbles qui soutiennent le mât d’un bateau), si le babord est trop tendu, le tribord le sera également :

Le mât étant représenté par le fémur, le hauban babord par le quadriceps et le hauban tribord, les ischios.
Le plus simple pour étirer le quadriceps est de se tenir debout et ramener le pied sur la fesse. Tenez la position 20 à 30 secondes en restant bien droit.
Pour les ischios-jambiers, mettez le pied sur une chaise (plus haut si vous êtes souple !) et penchez-vous en avant en tenant la position pendant 20 à 30 secondes.
Je vous ferai prochaînement un programme d’entraînement axé sur les étirements.
C’est très simple, mais faut-il encore le faire ! Alors, bon courage et persévérance !
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Dimanche, avril 6th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 6 avril 2007 : “Victime d’un accident de la circulation vendredi après-midi alors qu’il effectuait une sortie à vélo, Guy Novès (entraîneur du Stade Toulousain, ndlr), qui avait été hospitalisé pour subir des examens au CHU de Purpan, a retrouvé ses joueurs hier midi afin de participer à leur traditionnelle mise au vert. « Tout va bien », a assuré le manager général de Toulouse, joint au téléphone. Novès, qui a percuté de plein fouet une voiture, souffre d’une luxation à une épaule, de contusions et d’ecchymoses au visage.”

La luxation d’épaule a besoin d’être traitée très sérieusement afin d’éviter les récidives. Elle consiste en un déboîtement de l’humérus par rapport à la glène de l’omoplate. La victime ressent alors une intense douleur et une impossibilité de mouvoir son bras. Après réduction de la luxation, le patient peut alors immédiatement “bouger” son bras, la douleur ayant également bien diminué.
Les suites sont très simples : il faut immobiliser le membre supérieur, coude au corps avec un bandage d’épaule, nuit et jour. Cela va permettre de laisser cicatriser les ligaments et la capsule qui entourent l’articulation gléno-humérale. La durée va dépendre de l’âge du blessé et s’il s’agit d’une première luxation ou d’une récidive. Par exemple, une personne de 20 ans n’ayant jamais eu de luxation devra être immobilisée pendant 6 semaines. On réduit d’environ d’une semaine par décennie le temps d’immobilisation jusqu’à ne plus immobiliser une personne âgée. En effet, à l’issue de l’immobilisation, les risques d’ankylose de l’épaule sont très importants et augmentent avec l’âge.
En ce qui concerne la rééducation, elle débute après l’immobilisation et consiste en un renforcement des muscles de l’épaule en insistant sur les abaisseurs (voir l’article sur le renforcement des abaisseurs d’épaule) et sur la récupération des amplitudes articulaires. On peut associer un travail au banc de musculation ainsi qu’un renforcement par électrostimulation des muscles de l’épaule.
Dans les complications, il existe souvent des petites fractures articulaires du bourrelet glénoïdien qui vont engendrer une instabilité supplémentaire de l’humérus. On a également fréquemment des lésions de l’articulation acromio-claviculaire.
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Dimanche, mars 30th, 2008
Lu dans “L’équipe Magazine” du 29 mars 2008 :” EST-CE VRAIMENT UTILE ? […] Pendant la descente, ils favorisent la stabilité et réduisent les risques de chute tout en diminuant les chocs répétés sur les genoux et le dos. Leur utilisation est particulièrement recommandée pour les longues marches avec un sac lourd. Nous vous conseillons d’utiliser deux bâtons.”

Je suis entièrement d’accord avec Laurence LARRIERE (l’auteure de cet article) sur le fait qu’il faut absolument utiliser des bâtons de marche lors des randonnées, plus particulièrement celles en montagne à fort dénivelées.
Bien sûr, le premier intérêt est la sécurité qu’ils procurent. Par ailleurs, ils jouent un rôle préventif en évitant les chondrites rotuliennes, appelées aussi syndrômes rotuliens (voir l’article “La rotule“).
Quand vous descendez (pentes, escaliers, flexions…), le genou se fléchit et la pression sur le cartilage de la rotule augmente de manière très importante.

Si, de plus, vous avez des jambes en X (en genu valgum), il va y avoir une inflammation du cartilage de la rotule qui va provoquer des douleurs à la pointe de cette dernière. En utilisant des bâtons, vous décharger vos genoux et limitez les pressions. Dès le mois d’août, je reçois au cabinet des patients (en majorité des femmes, genu valgum oblige) qui rentrent d’une rando de 7 jours avec 800 mètres de dénivelé par jour. Au bout du troisième jour, des douleurs commencent à apparaître au niveau du genou…
Ensuite, c’est le traitement classique de la chondrite rotulienne. Avant d’en arriver là, je ne peux vous conseiller qu’une chose : limitez la pente et le dénivelé, et prenez des bâtons. Et surtout, étirez-vous avant et après l’effort ! Cela limitera les problèmes !
Bonne rando !
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Lundi, mars 24th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 22 mars 2008 : “Willy Sagnol, le défenseur du Bayern Munich, sera encore absent des terrains une douzaine de jours. L’arrière droit des bleus souffre en définitive de deux hernies discales et les médecins du club lui ont prescrit le repos.”

Dans ce cas très précis de Willy Sagnol et par manque d’information, je n’ai aucune idée de la localisation de ses hernies discales. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il existe des hernies à tous les niveaux de la colonne vertébrale (lombaire, dorsale ou cervicale). La hernie, c’est un morceau du disque intervertébral qui vient comprimer un nerf dans le canal rachidien. Pour éviter l’intervention chirurgicale (qui n’est pas systématique), on propose avant tout le repos et des massages décontracturants des muscles paravertébraux. Plus ces muscles seront détendus, plus les chances que la hernie disparaisse augmentent.
En effet, la hernie survient lors d’un pincement important de deux vertèbres, pincement qui est entretenu par la puissance des muscles paravertébraux. Si on arrive à détendre ces derniers, on a gagné (…ou presque !). J’avais un professeur de médecine qui conseillait de prendre trois temps de 20 mn allongé sur le dos sans oreiller pendant la journée, histoire de soulager le dos. L’idéal serait de séjourner sur la lune en limitant l’effet de la pesanteur et le pincement discale ! Pas forcément à la portée de toutes les bourses…
Restons sur terre ! Au niveau de la rééducation, en plus des massages, on pratique beaucoup d’étirements (à condition qu’ils se fassent sans douleur) toujours dans le but de relâcher les pressions sur les vertèbres. Pour ma part, je fais des étirements de type contracté-relâché : on demande au patient de contracter ses muscles pendant 6 secondes minimum, de relâcher 6 secondes, puis j’étire pendant 6 secondes. J’utilise les membres inférieurs comme bras de levier afin de rééquilibrer le bassin qui est la base du dos.
Par la suite, il sera important de “fixer” les vertèbres par de la gym abdo-fessier (voir les 2 articles).
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Dimanche, mars 2nd, 2008
Lu dans “L’équipe” du dimanche 2 mars 2003 : “ALLÉLUIA, Mary Pierce va bientôt rejouer ! Après seize mois d’errance, de Vail à Londres, de Paris à Bradenton via Munich, la Française semble avoir enfin consommé cette rupture des ligaments du genou gauche qui n’en finissait plus de gâcher sa vie depuis le tournoi de Linz, en octobre 2006. De rechute en complication, la grave blessure avait mué en douloureuse meurtrissure.”

Après une rupture du ligament croisé antérieur opérée, se pose la question des délais de reprise du sport. A l’origine, le délai de 6 mois est incompressible. En effet, après deux mois de rééducation intensive (5 fois/semaine), on passe à 3 fois/semaine pendant les deux mois suivants, puis 1 ou 2 fois/semaine jusqu’au sixième mois, date de la reprise. Ensuite, cela va dépendre du sport pratiqué : natation, vélo… pas de problème. Pour les sports collectifs, on attend huit à dix mois. Pour le ski, douze mois, du fait du bras de levier du ski qui crée une torsion importante du genou.
Cela va dépendre également de l’âge du patient : en dessous de 30 ans, la récupération du muscle se fait sans problème. En revanche, au-dessus de 30, c’est autre chose. Il faut “charger” beaucoup plus pour récupérer, ce qui implique des douleurs tendineuses beaucoup plus importantes. Si la rééducation est mal conduite, on peut facilement se retrouver avec des douleurs à la pointe de la rotule de type chondrite rotulienne (déséquilibre musculaire entre le vaste interne et le vaste externe).
Pour ma part, ayant été opéré en mai 2003 à l’âge de 41 ans, j’ai attendu 10 mois pour reprendre le squash malgré une rééducation bien conduite, et 13 à 14 mois pour ne plus rien ressentir…
En conclusion, il faut être patient ! Surtout, ne pas vouloir brûler les étapes de rééducation, respecter les douleurs et les délais.
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Samedi, février 16th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 16 février 2008 :“Comment va Ronaldo, au lendemain de son opération du tendon rotulien du genou gauche ? Comme quelqu’un qui souffrait et qui a réclamé une intervention chirurgicale pour soulager sa douleur. Il a déjà connu ce genre d’opération. Il sait donc qu’il faut du temps et que l’urgence, c’est de récupérer.”

Les pathologies du tendon rotulien sont fréquentes, surtout au foot (shoot à répétition, développement important de la musculature de la cuisse, choc direct sur le tendon…). Il faut dire que la fonction même du tendon, l’expose énormément : il relie le quadriceps (le gros et puissant muscle à la face antérieure de la cuisse) au tibia (il s’attache sur la tubérosité tibiale antérieure (TTA)). La pathologie la plus fréquente reste la tendinite, la rupture du tendon étant plus rare.
Au cabinet, j’ai très souvent de jeunes adolescents très sportifs (entre 12 et 16 ans) qui présentent des douleurs du tendon rotulien, en dessous de la rotule, au niveau de la TTA : c’est la maladie d’Osgood-Schlatter.
Le premier traitement est la mise au repos sportif pendant plusieurs semaines. C’est la disparition de la douleur (lors de la flexion en appui du genou, dans l’accroupissement) qui donnera le feu vert pour la reprise. Il faut la respecter !
Ensuite, les étirements sont la base de la rééducation. Plus les muscles seront allongés, moins les tensions au niveau des tendons seront fortes. Dans un temps pas si lointain, je me souviens de mes entraînements d’athlétisme où nous avions, après le footing d’échauffement, une bonne demi-heure d’assouplissement pendant que nos amis footballeurs, sur le terrain voisin, avaient attaqué depuis longtemps, une série de tirs au but ou de squatt ! S’il en est toujours ainsi, je comprends mieux pourquoi je soigne toujours plus de jeunes footballeurs ou de basketteurs que d’autres sportifs (athlétisme, judo, karaté, gymnastique, danse…).
Il faut vraiment sensibiliser les jeunes sur cette pathologie et l’intérêt des étirements. On n’en fait jamais trop ! Il faut également sensibiliser les entraîneurs et les professeurs d’EPS, qu’ils soient à l’écoute de leurs douleurs, qu’ils n’hésitent pas à les mettre au repos même s’ils sont indispensables à l’équipe. J’imagine toujours une école primaire parfaite ou le professeur des écoles enseigne le stretching aux enfants comme il leur enseigne l’écriture ou la lecture. Cela leur rendra service plus tard et pourra permettre aux sportifs d’augmenter la longévité de leur carrière !
Et bon courage à Ronaldo.
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Dimanche, février 10th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 9 février 2008 : “Jérémie Janot, qui n’a plus joué depuis la victoire face à Rennes (2-0), le 19 janvier, est touché à l’épaule gauche et sera absent au moins six semaines. Une opération est même envisagée.”

Suite à une lésion de l’épaule (tendinite, fracture, rupture de coiffe…), la récupération musculaire ne se fait pas aussi facilement que pour un genou, contrairement à ce que l’on pourrait penser. La rééducation est toujours longue (plusieurs dizaines de séances), et l’on voit souvent un conflit sous-acromial (douleur à la face externe du bras lors de l’élévation du membre supérieur).
L’idéal dans ce genre de problème est de renforcer les muscles abaisseurs de l’épaule en statique (muscles qui permettent de “tirer” l’humérus vers le bas et d’éviter un pincement avec l’acromion de l’omoplate). Voici 5 exercices que je conseille à mes patients.
La position de départ est la même pour les 5 : debout, bras le long du corps, coude à angle droit.
- coincez un coussin entre le bras et le corps et serrez le plus fort possible pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.

- mettez le coussin contre le mur et adossez-vous sur ce dernier. Poussez votre bras en arrière pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.

- tournez d’un quart de tour, votre bras malade contre le coussin. Essayez d’écarter le bras du corps pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.

- dans la même position, vous essayez de pousser la main contre le coussin pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.

- reprenez la position de départ, mais avec les 2 bras. mettez le coussin entre les 2 mains et serrez très fort pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.

Ces exercices, s’ils sont faits quotidiennement, sont très efficaces et indispensables afin de rééquilibrer la musculature de l’épaule et retrouver l’automatisme de la mécanique de l’épaule.
Soyez patient et persévérant !
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Lundi, février 4th, 2008
Lu dans “L’équipe” du 2 février 2008 : “Laurent Sciarra ne s’est pas entraîné cette semaine, victime d’une lombalgie avec irradiation sciatique”.

Pour répondre à un commentaire posté par Fifi, je vais essayer aujourd’hui de vous parler des lombalgies (le mal de dos). Il a raison de souligner que l’on souffre énormément quand on a mal au dos. Comme toutes les pathologies nerveuses (le nerf se retrouve comprimé), la sensation est intense et constante. On ne s’habitue jamais à la douleur : si vous avez moins mal, c’est que le nerf est moins comprimé. Ce n’est pas parce que vous vous êtes habitué à la douleur. On ne s’habitue jamais à la douleur ! Prenez une rage de dent : tant que votre dentiste n’a pas soigné votre dent, vous aurez toujours aussi mal !
La lombalgie est une douleur au bas du dos, au niveau des vertèbres lombaires (on en a 5). Entre chaque vertèbre, il existe une sorte d’amortisseur qui est le disque intervertébral. Lorsque vous vous penchez en avant et en tournant (sortir un pack d’eau du coffre de sa voiture, par exemple), ces disques se font comprimer par les vertèbres (pour 10 kg portés, il existe une pression de 800 kg/cm² au niveau du dernier disque entre la cinquième vertèbre lombaire et le sacrum !). On peut imaginer que cela fasse mal au dos ! C’est ce que le radiologue vous montre sur une radio de face de la colonne lombaire : vous voyez un pincement discal.
Dans des cas plus graves, on peut avoir une irradiation sciatique (ou sciatalgie). Il s’agit toujours du disque, mais en plus du pincement, il vient comprimer des nerfs. Soit le nerf sciatique (douleur dans la fesse qui peut descendre jusque dans le pied), soit le nerf crural (douleur qui vient sur le dessus de la cuisse et s’arrête au genou) et dans ce cas, on parle de cruralgie.
Le premier traitement est le repos, allongé sur le dos avec un oreiller peu épais sous la tête. Il faut savoir que dans des cas extrèmes (sciatique paralysante où le patient perd ses réflexes au niveau de la jambe et n’arrive plus à relever son pied), on hospitalise le patient en le gardant alité 24 heures sur 24 pendant plusieurs jours, et qu’on peut également l’opérer et “gratter” le disque pour libérer le nerf.
Je vous renvoie sur les articles “Exercices abdo-fessiers“ à titre de prévention dans les lombalgies (plus votre dos sera musclé, plus vous serez protégé).
Je traiterai prochaînement des mesures préventives, en particulier, l’adaptation de votre poste de travail (comment s’asseoir ?, à quelle hauteur ?, etc…).
Bons abdos !
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Dimanche, février 3rd, 2008
Lu dans “L’équipe” du 2 janvier 2008 : “Grégory Gaultier, numéro 3 mondial et leader français, champion de France 2006, ne pourra tenter de reprendre le titre de champion national à son pote Thierry Lincou, sacré l’an passé. Sa ténosynovite (inflammation du tendon dans sa gaine) au poignet droit n’est pas encore résorbée et l’oblige à déclarer forfait pour la compétition, organisée du 8 au 10 février au Havre”.

Dans la pratique du squash, le poignet est énormément sollicité. La taille de la raquette ainsi que le mouvement rapide est la cause de ces problèmes tendineux. L’échauffement et l’entretien de la souplesse articulaire va contribuer à limiter les risques de tendinites ou de ténosynovites. La qualité du grip ainsi que la tension du cordage seront primordiaux pour prévenir ces affections. Lorsque le grip est usé, vous êtes obligés de serrer plus fort le manche : vos tendons seront plus sollicités. De même, lors d’une tension plus forte du cordage, vos coups seront plus puissants mais les vibrations engendrées aussi : les tendons vont forcément plus souffrir.
Le traitement est le même que pour la tendinite du tendon d’Achille ainsi que tous les autres tendons : repos strict pendant 6 semaines, MTP (massage transverse profond) qui consistent en des frictions pulpaires qui “roulent” le tendon de manière transversale, étirement indolore des muscles du poignet, anti-inflammatoires oraux et locaux (application de gel en ionisations), laser à balayage hélium-néon (ou CO²). En fin de traitement, ultrasons que l’on peut pratiquer avec un gel ou dans l’eau (plus efficace). On peut également proposer une attelle de repos afin d’avoir une immobilisation stricte.
Une petite pensée pour notre consoeur, Maud Duplomb, kiné au CTMS, qui sera présente aux championnats de France au Havre le week-end prochain.
Bon squash !
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Samedi, février 2nd, 2008
Lu dans “L’équipe” du 2 février 2008 : “Tony (Parker) en a pour combien de temps ?” De Boris Diaw à Raja Bell en passant par Sean Marks, les Suns avaient la même question en tête jeudi soir. Un refrain obsédant pour les Spurs, livrés pieds et poings liés à leur meneur de jeu, ré-expédié à la maison pour des tests sur sa cheville gauche. La même cheville touchée en équipe de France et retordue en décembre contre Minnesota. “Je suis revenu trop tôt. Résultat, elle est gonflée, il y a du liquide partout”…

Décidément, c’est la saison des entorses ! Quand on lit les rubriques sportives, on ne peut s’empêcher de comptabiliser le nombre de blessures de ce type pendant l’hiver. C’est compréhensible quand on sait l’importance d’une musculature vigilante pour prévenir les entorses et qu’en ce moment, les corps sont fatigués (sortie de grippe, bronchite, déprime saisonnière…).
Tous nos patients nous posent toujours la même question : “On en a pour combien de temps ?”. Normalement, il faut doubler le temps d’immobilisation, c’est à dire que si vous avez été immobilisé 3 semaines, il ne faut pas espérer reprendre l’entraînement avant 3 semaines après l’ablation de l’immobilisation. Et compter encore au moins 2 semaines pour la reprise de la compétition.
A cela, il faut rajouter les impondérables : …”elle est gonflée, il y a du liquide partout”… (dixit Tony Parker), impondérables qui ralentissent forcément la reprise. Le repos dans ces cas là est le meilleur des traitements.
Soyez patient !
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Dimanche, janvier 27th, 2008
Lu dans L’équipe du dimanche 27 janvier 2008 : “… L’intérieur du Mans Sam Clancy, mal retombé après un shoot sur le pied de Vincent Masingue lors du match à Toulon vendredi, souffre d’une entorse de la cheville gauche…”

L’entorse de la cheville est très fréquente, notamment l’externe (due à un problème morphologique). Le risque le plus important est la récidive : après une immobilisation stricte (si vous portez une attelle amovible attention de bien la garder nuit et jour) d’environ trois semaines ou plus (en fonction de la gravité), la rééducation sera indispensable.
Un petit truc en plus vous permettra si vous le faites quotidiennement, de diminuer énormément le risque de récidive : lors du brossage de vos dents, mettez-vous en équilibre sur un pied. Balancez l’autre en avant et en arrière, en écartement, en petits cercles dans un sens puis dans l’autre, tout cela pendant une minute. Faites la même chose sur l’autre jambe. Vous allez ressentir tous vos muscles de la jambe d’appui ! Ce renforcement statique des muscles de la jambe vous permettra d’augmenter la stabilité de votre cheville de manière très importante.
Bossez bien et bon courage !
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Samedi, janvier 19th, 2008
Lu dans L’équipe du 9 décembre 2007 : Anne-Sophie Barthet en sait plus sur la nature exacte de la blessure dont elle souffre suite à sa chute lors de la descente d’Aspen, samedi : il s’agit d’une dislocation de la rotule droite. Jean-Philippe Vulliet, le responsable de l’équipe de France, a indiqué que la skieuse de 19 ans resterait une nuit à l’hopital avant d’être rapatriée en France d’ici «un jour ou deux». «Cet après-midi (samedi), elle a subi une intervention chirurgicale pour installer des attelles latérales», a expliqué le technicien.

Les lésions de la rotule sont toujours très embettantes. Dans le cas ci-dessus, il s’agit d’une luxation (la rotule “fiche le camp” à l’intérieur ou à l’extérieur du genou et les dégats ligamentaires sont très importants, d’où des douleurs très importantes et une reprise sportive très longue).
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une lésion de la rotule beaucoup moins douloureuse mais beaucoup plus fréquente qui est la chondrite rotulienne. Au cabinet, il existe une recrudescence après les vacances d’été suite aux randonnées pédestres alpines et pyrénéennes (la marche en descente est propice à déclencher cette chondrite). En hiver, le ski (la position en flexion des genoux) peut également réveiller les douleurs.
Le patient se plaint de douleurs lors de la position assise prolongée (syndrôme du cinéma), lors de flexion importante du genou ou lors de la descente des escaliers. Il présente souvent un problème d’axe des membres inférieurs (genu valgum : les genoux en X), un déficit musculaire du muscle interne de la cuisse (vaste interne) et se voit plus particulièrement chez la femme.
La rééducation est très simple :
- massage et mobilisation de la rotule afin de la “libérer”
- étirement des muscles du membre inférieur (antérieurs et postérieurs)
- vélo avec faible résistance pour roder l’articulation
- ET SURTOUT des courants excito-moteurs afin de remuscler ELECTIVEMENT le vaste interne. Ces courants sont indispensables pour corriger l’axe de la rotule.
Au bout de 10 à 15 séances, cela doit suffire. En revanche, si les douleurs reviennent, ne pas attendre et refaire une série sinon tout est à recommencer du début (les muscles fondent très vite !). Il faut également éviter, même après avoir été guéri, de pratiquer la musculation au banc à quadriceps, à la presse ainsi que les squats. De même pour la rando, choisissez des parcours limitant les dénivelés.
Bonne ballade !
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Mardi, janvier 8th, 2008
Lu dans L’Equipe du Dimanche 6 janvier 2008 : ” Quatre semaines, jour pour jour, après son opération du ménisque gauche, le 8 décembre 2007, Didier Drogba a rejoué avec Chelsea, en 32es de finale de la Cup…”.

Quand mes patients se font opérer, la première question qui leur vient à l’esprit est : “quand pourrai-je refaire du sport ?”. Les délais dépendent bien évidemment de plusieurs critères. Cela va dépendre du type de lésion : plus le chirurgien “rogne” un gros morceau de ménisque, plus le genou sera gonflé, plus la reprise sera éloignée. L’âge entre également en jeu : la récupération musculaire est bien plus facile quand vous êtes jeune qu’après la quarantaine. Ensuite, les sports pratiqués : tous les sports ou le genou se trouve en appui associé à une torsion sont à déconseiller (par exemple, le handball, lorsque vous êtes en appui sur une jambe en train d’armer votre tir).
En cabinet, on a tendance à autoriser la reprise du sport à 6 semaines. Attention ! A 6 semaines, c’est la reprise des entraînements progressifs, c’est à dire que la compétition n’interviendra pas avant encore 15 jours soit 2 mois à la date de l’intervention. En ce qui concerne Drogba, on est à la moitié des délais (et encore, il a repris l’entraînement une semaine plus tôt !). Du coup, mes patients sont impatients ! Ils ont l’impression d’être mal soignés, veulent le même traitement que les pros, veulent avoir les mêmes délais… Dans ce cas précis, on a affaire à un sportif qui a une échéance importante pour sa carrière (la CAN débute dans 15 jours) et qui prend des risques (risque de blessures secondaires, tendinites ou lésion irréversible du cartilage…).
Je ne saurais trop vous conseiller de prendre le temps de vous soigner. Respectez les délais que vous donne votre kiné ou chirurgien. Même la Sécurité Sociale, qui en ce moment a tendance à serrer ses comptes, conseille dans ses AMO (actes médicaux opposables : nombre de séances à prescrire pour un type de pathologie défini) 15 séances renouvelables une fois (soit 30 séances) : à raison de 3 séances par semaine, on a entre 5 et 10 semaines de traitement. C’est tout dire…
Bon courage et bonne rééducation !
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Dimanche, décembre 2nd, 2007
Vu pour vous chez Décathlon des ballons de musculation à 15 € (http://decathlon.fr/FR/ballon-75-cm-3414548/).
Voici 3 exercices pour vous faire plaisir :
1 - tonification des extenseurs du dos :
- à plat ventre sur le ballon, mains sur la nuque.
- décoller la tête, le haut du buste ainsi que les coudes puis redescendre.
- à refaire 20 fois.

2 - renforcement des abdos et des quadriceps :
- en appui sur le ballon avec le haut du dos.
- allonger une jambe bien tendue en tenant 10 secondes, à refaire 5 fois de chaque côté.
- attention à la chute !

3 - gainage :
- allongé sur le dos, bras en croix, jambes sur le ballon.
- décoller les fesses le plus haut possible, puis une jambe bien tendue pendant 10 secondes.
- recommencer avec l’autre jambe, 5 fois de chaque côté.

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Dimanche, décembre 2nd, 2007
4 - tonification abdominaux en statique :
- allongé sur le dos, bras le long du corps, jambes à la verticale.
- effectuer 10 cercles dans un sens simultanément avec les 2 jambes, genoux bien tendus, puis 10 dans l’autre sens.

- même position de départ.
- décoller les fesses en gardant les jambes bien verticales, à refaire 10 fois.

5 - renforcement des fessiers :
- position à 4 pattes, bras et cuisses bien verticaux, dos plat.
- allonger une jambe à l’horizontale et effectuer 20 petits cercles dans un sens puis 20 dans l’autre.
- recommencer avec l’autre jambe.

- autre variante : allongé sur le côté, jambe du dessous replié, jambe du dessus étendue.
- amener cette dernière à angle droit avec le tronc, pied flex.
- effectuer 10 grands cercles dans un sens puis 10 dans l’autre.

6 - renforcement global :
- assis, jambes repliées, dos bien droit, mains aux épaules.
- décoller les pieds en gardant le dos droit puis étendre les genoux.
- écarter les jambes bien tendues puis resserrer.
- replier les jambes sans poser les pieds puis recommencer 10 fois cet exercice.


Bon courage !
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