Le laser et Monsoreau

Lu dans « L’équipe » du 18 novembre 2008 : « Monsoreau absent jusqu’à la trève? […] Perrin pourrait devoir se passer plusieurs semaines de Sylvain Monsoreau. Handicapé par une inflammation persistante du tendon d’Achille gauche, qu’il soigne notamment au laser en effectuant plusieurs déplacements par semaine à Paris, le défenseur a joué ses derniers matchs sans être à 100 % de ses moyens et a décidé de mettre fin à cette situation, avec l’accord du nouveau staff technique. Très diminué à Lille (0-3), il veut être totalement rétabli avant de faire son retour et son indisponibilité pourrait durer jusqu’à la trève […] »

laser
Laser à balayage hélium-néon 10 mW (CTMS Lyon Part Dieu)

La découverte des lasers en 1960, conséquence des plus spectaculaires d’une recherche de 40 années, a eu un énorme retentissement au niveau médical, notamment.
En effet, les lasers de moyenne puissance véhiculent une énergie non destructrice qui se transforme en énergie biochimique permettant la relance du métabolisme cellulaire. Les différentes actions du faisceau laser permettent une résorption oedémateuse et un effet anti-inflammatoire.

Les travaux du professeur Mester commencés en 1966 ont porté sur l’effet du laser au niveau des tissus et en particulier sur les phénomènes de cicatrisation et de néo-vascularisation. Il mit en lumière l’action stimulante de ce type de longueur d’onde rouge sur les cytochromes (qui participent à la synthèse de l’ATP, l’énergie de la cellule) et plus particulièrement celle produite par un laser à gaz Hélium-Néon (632,8 nanomètres). Suivirent alors toute une série d’expérimentations et d’applications in vitro et in vivo.

A terme, c’est donc l’Hélium-Néon qui se développa. Avec cependant un inconvénient qui gêna son application dans des conditions optimales. En effet, ces appareils furent vendus dans les années 80 sans véritables protocoles sérieux, avec un nombre limité de données scientifiques et des puissances très faibles (de 1 mW à 2,5 MW) pour la plupart. Les praticiens, quelque peu déçus par des résultats aléatoires, les revendirent en les bradant. Ce qui généra un a priori défavorable à l’encontre de ce « Soft Laser ».

Les différents types de laser :
Le Laser Hélium-Néon (HeNe), qui émet dans le rouge à 632 nm, avec une puissance de 10 mW a une pénétration d’environ 20-30 mm avec une action cicatrisante.
Les Lasers à diode infrarouge, émettant dans l’invisible à 904 nm, ont à peu près la même pénétration que l’HeNe, avec une action antalgique et anti-inflammatoire.
Le Laser CO2. Sa longueur d’onde est de 10 600 nm (IR lointain, invisible), sa pénétration n’est que de 2 mm, mais sa puissance peut atteindre 50 W en application thérapeutique.

Le CTMS possède deux lasers : un laser hélium-néon 10 mW et un laser hélium-néon couplé à un infra-rouge; le protocole est de 15 à 20 mn par séance quotidienne.

Une pensée sur “Le laser et Monsoreau

  • 27 novembre 2008 à 20:52
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    le traitement pratiqué sur Sylvain Monsoreau utilise un laser CO2 thermique de 20 W à visée antalgique anti-inflammatoire régénératrice et défibrosante,dont la pratique est effectuée depuis octobre 1984 dans un cabinet de traumatologie du sport à Paris-la Défense .

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