Le tendon rotulien

Lu dans « L’équipe » du 16 février 2008 :« Comment va Ronaldo, au lendemain de son opération du tendon rotulien du genou gauche ? Comme quelqu’un qui souffrait et qui a réclamé une intervention chirurgicale pour soulager sa douleur. Il a déjà connu ce genre d’opération. Il sait donc qu’il faut du temps et que l’urgence, c’est de récupérer. »

RONALDO

Les pathologies du tendon rotulien sont fréquentes, surtout au foot (shoot à répétition, développement important de la musculature de la cuisse, choc direct sur le tendon…). Il faut dire que la fonction même du tendon, l’expose énormément : il relie le quadriceps (le gros et puissant muscle à la face antérieure de la cuisse) au tibia (il s’attache sur la tubérosité tibiale antérieure (TTA)). La pathologie la plus fréquente reste la tendinite, la rupture du tendon étant plus rare.

Au cabinet, j’ai très souvent de jeunes adolescents très sportifs (entre 12 et 16 ans) qui présentent des douleurs du tendon rotulien, en dessous de la rotule, au niveau de la TTA : c’est la maladie d’Osgood-Schlatter.
Le premier traitement est la mise au repos sportif pendant plusieurs semaines. C’est la disparition de la douleur (lors de la flexion en appui du genou, dans l’accroupissement) qui donnera le feu vert pour la reprise. Il faut la respecter !
Ensuite, les étirements sont la base de la rééducation. Plus les muscles seront allongés, moins les tensions au niveau des tendons seront fortes. Dans un temps pas si lointain, je me souviens de mes entraînements d’athlétisme où nous avions, après le footing d’échauffement, une bonne demi-heure d’assouplissement pendant que nos amis footballeurs, sur le terrain voisin, avaient attaqué depuis longtemps, une série de tirs au but ou de squatt ! S’il en est toujours ainsi, je comprends mieux pourquoi je soigne toujours plus de jeunes footballeurs ou de basketteurs que d’autres sportifs (athlétisme, judo, karaté, gymnastique, danse…).

Il faut vraiment sensibiliser les jeunes sur cette pathologie et l’intérêt des étirements. On n’en fait jamais trop ! Il faut également sensibiliser les entraîneurs et les professeurs d’EPS, qu’ils soient à l’écoute de leurs douleurs, qu’ils n’hésitent pas à les mettre au repos même s’ils sont indispensables à l’équipe. J’imagine toujours une école primaire parfaite ou le professeur des écoles enseigne le stretching aux enfants comme il leur enseigne l’écriture ou la lecture. Cela leur rendra service plus tard et pourra permettre aux sportifs d’augmenter la longévité de leur carrière !

Et bon courage à Ronaldo.

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