Lésion myofasciale ?

Des nouvelles d’un de mes joueurs préférés (également de ma femme et ma fille!) : Grégory Coupet. J’ai lu dans « L’équipe » du 25 octobre 2008 que « L’ancien lyonnais ne sera pas du déplacement demain à Villarreal, le troisième du championnat. Le gardien souffre toujours d’une lésion myofasciale. »

COUPET

Je n’étais pas trop avancé sur la nature de la pathologie qui empêchait Greg de jouer; en tapant « lésion myofasciale » sur le moteur de recherche de Google, je me suis aperçu que sur les 10 premières réponses de la première page, 7 concernaient la blessure de Coupet (pas plus précises), les 3 autres ne m’avançant guère dans ma recherche.

Est-ce que Grégory Coupet souffre d’une maladie rare ou orpheline et qu’il soit le seul au monde à en souffrir ?

A priori, la localisation serait au niveau de la cuisse, « myo » concernant le muscle, « fascia » la gaine de tissu conjonctif qui entoure le muscle. On retrouve souvent cette pathologie au niveau tibial dans le syndrome des loges chez les sportifs, due au surentraînement. Le développement de la masse musculaire engainée dans le fascia inextensible, augmentant la pression intramusculaire et provoquant une douleur de type « point gâchette ». Je vous renvoie à un article très intéressant écrit par Mehmet Tuncay DURUÖZ et Serge POIRAUDEAU paru dans la Revue du rhumatisme [SuppL Pédagogique] en 1998 :
[…] Le syndrome myofascial est un syndrome douloureux qui provient d’un muscle et en particulier de façon très caractéristique d’un point gâchette.
L’origine du point gâchette serait attribuable à une activité physique mettant en tension de façon spécifique un muscle soit par étirement brusque soit par une situation de surmenage par contractions répétées excessives ou par maintien du muscle en position raccourcie prolongée. La pression du point gâchette provoque une douleur sourde et profonde ainsi qu’une irradiation propre à chaque muscle atteint.

Des critères de diagnostic ont été proposés pour ce syndrome. Les 5 critères majeurs associent:
une douleur régionale;
une sensibilité altérée dans le territoire de la douleur référée du point gâchette;
la présence d’une bande tendue palpable dans le muscle;
un point de douleur exquise le long de la bande tendue;
un certain degré de limitation de l’amplitude articulaire.

Il existe également trois critères mineurs :
la reproduction de la douleur connue du patient par la pression directe du point douloureux;
la provocation d’une réponse locale par la palpation transverse du point douloureux ou lors de l’insertion d’une aiguille dans le point gâchette;
le soulagement de la douleur par l’étirement du muscle ou par l’injection, avec un produit anesthésique, du point gâchette.

Plusieurs syndromes myofasciaux ont été décrits notamment celui du carré des lombes, de l’iliocostal et du petit fessier. La prise en charge thérapeutique de ces syndromes myofasciaux associe le repos sportif, l’étirement des muscles impliqués et l’injection des points sonnettes par un anesthésique local […]

A la lecture de cet article, me voilà rassuré; cette pathologie n’est due qu’à un surentraînement sportif et le traitement passera forcément par le repos et l’arrêt de la musculation. Et surtout, étirez-vous! On ne dira pas assez les bienfaits des étirements (Mézières, stretching ou autre) sur le corps.

Dans l’article qui suit, je vous parle des fractures de fatigue et des périostites qui sont elles aussi une résultante du surentraînement.

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