Archive for the ‘Membre supérieur’ Category

Comment disposer les électrodes d’un stimulateur portable? (4bis)

Jeudi, novembre 10th, 2011

Bonjour, suite à un bug informatique, voici à nouveau l’article sur le positionnement des électrodes dans le cas de tendinte du sus-épineux :

Sébastien m’a laissé dernièrement en commentaire du renforcement des abaisseurs d’épaule, cette question : “Comment utiliser un COMPEX en complément ? J’ai une tendinite du sus-épineux et un conflit acromio-claviculaire… Merci.”

En ce qui concerne le conflit, je ne peux que vous renvoyer vers les articles suivants en archives : le conflit sous-acromial, le renforcement des abaisseurs d’épaule, comment disposer les électrodes d’un électrostimulateur portable ? (1). Ce dernier article concerne l’électrostimulation de la coiffe des rotateurs afin de renforcer les abaisseurs d’épaule.

Pour la tendinite du sus-épineux, je vous conseille ci-dessous le positionnement des électrodes en utilisant un courant antalgique ou TENS à 4 électrodes (programme 14 dans le cas du GLOBUS) centré sur le tendon du sus-épineux. Il faut bien penser à croiser les électrodes des 2 voies comme sur la photo ci-dessous. Cela créera une interférence électrique antalgique.

électrodes épaule
Position des électrodes centrée sur le sus-épineux

BJ

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Comment disposer les électrodes d’un électrostimulateur portable ? (4)

Dimanche, novembre 6th, 2011

Bonjour !

Sébastien m’a laissé dernièrement en commentaire du renforcement des abaisseurs d’épaule, cette question : “Comment utiliser un COMPEX en complément ? J’ai une tendinite du sus-épineux et un conflit acromio-claviculaire… Merci.”

En ce qui concerne le conflit, je ne peux que vous renvoyer vers les articles suivants en archives : le conflit sous-acromial, le renforcement des abaisseurs d’épaule, comment disposer les électrodes d’un électrostimulateur portable ? (1). Ce dernier article concerne l’électrostimulation de la coiffe des rotateurs afin de renforcer les abaisseurs d’épaule.

Pour la tendinite du sus-épineux, je vous conseille ci-dessous le positionnement des électrodes en utilisant un courant antalgique ou TENS à 4 électrodes (programme 14 dans le cas du GLOBUS) centré sur le tendon du sus-épineux. Il faut bien penser à croiser les électrodes des 2 voies comme sur la photo ci-dessous. Cela créera une interférence électrique antalgique.

électrodes épaule
Position des électrodes centrée sur le sus-épineux

BJ

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L’épaule, encore et toujours!

Dimanche, janvier 24th, 2010

Bonjour à tous et meilleurs voeux!

Je dois bien avouer que je me suis imposé un petit “break” en ce début d’année 2010. Mon dernier article date de fin décembre et depuis j’ai reçu pas mal de commentaires qui sont tous concentrés autour de l’épaule. Même si c’est d’actualité (c’est la première pathologie liée au snow), il faut bien reconnaître que l’épaule est une (en fait plusieurs) articulation très complexe, si complexe, que nous, kinés, sommes confrontés à de longues rééducations voire à des échecs. Je parle d’échec quand à l’issue de la rééducation, le patient n’a pas récupéré toutes les amplitudes articulaires ou bien s’il persiste une instabilité ou une douleur.

Je vais d’abord tenter de répondre à Romain et Céline qui m’ont laissé deux commentaires.
En ce qui concerne Romain et son attelle CGI Donjoy, ça me parait très bien. En cas de lésion traumatique de l’épaule, même si le diagnostic n’a pas été confirmé par des examens complémentaires (radio, échographie, IRM…), il importe d’immobiliser strictement l’articulation (24/24h) et ce, pendant un minimum de 3 à 6 semaines. cela sous-entend, malgré le fait que l’attelle soit amovible, que même pendant la toilette, on garde le coude et l’avant-bras serrés contre le corps…
Pour l’arrêt de travail, cela va dépendre du travail exercé ainsi que de vos déplacements professionnels (il est évident que l’on ne peut pas conduire ou porter des objets!). Le rôle du kiné interviendra à l’ablation de l’attelle afin de récupérer les amplitudes et la musculature, l’ostéopathe, quant à lui, aura un rôle plus tardivement dans le cas d’une normalisation articulaire.
La réparation (ou cicatrisation) ligamentaire se fait effectivement comme par “magie” [dixit Romain] à la condition, et je le répète, qu’on garde l’immobilisation nuit et jour et qu’on respecte les délais annoncés par le médecin.

VOLLEY

Le commentaire de Céline porte plus sur une pathologie chronique de ses deux épaules. Elle est ennuyée par des calcifications et par une périarthrite. Cela est vague pour se faire une idée précise de la conduite à tenir. Dans tous les cas, le fait de renforcer les abaisseurs d’épaule ne pourra qu’augmenter l’espace sous-acromial et améliorer le passage de la tête humérale lors de l’élévation du membre supérieur. En ce qui concerne les calcifications, les ultrasons peuvent être d’une bonne efficacité: à voir avec son kiné. Et il est bien évident qu’il ne faut plus avoir mal pour reprendre le sport, règle de la non-douleur oblige.

Pour le coût des séances qui ne sont pas données [selon Céline], je veux juste préciser que nous avons la chance d’avoir une sécurité sociale qui n’a pas encore déremboursé (jusqu’à quand?) nos honoraires conventionnés (15,30 € par séance pris en charge à 60% par la SS et 40% par la mutuelle) et qu’avec la carte vitale et la tétransmission, vous êtes remboursés sous 5 jours ouvrés (un conseil: demandez à votre kiné de faire des facturations toutes les 5 séances par exemple, de manière à éviter de sortir de trop grosses sommes d’un coup).

Je reviendrai prochainement sur les différentes rééducations propres à l’épaule car, au vu des différents commentaires, c’est vraiment l’épaule qui pose le plus de problèmes dans la récupération.

Bonne année 2010 !

Bertrand JAGNOUX



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Joyeux Noël !!!

Samedi, décembre 26th, 2009

Un commentaire de Nicolas suite à mon article sur le renforcement des abaisseurs de l’épaule va me permettre également de vous souhaiter à tous, un excellent Noël en espérant qu’il n’y aura pas eu trop de blessures au ski. Je vous remercie aussi de votre fidélité car il est toujours très agréable de savoir qu’on est lu et qu’on peut parfois vous apporter des réponses à vos questions. La dernière fois, un de mes “lecteurs assidus” m’a demandé quand allait paraitre le prochain article car cela faisait 2 semaines qu’il n’avait rien reçu… Plutôt flatteur!

En réponse à Nicolas (“Peut-on pratiquer ces exercices dès l’apparition d’une tendinite? Est-il normal que lors de l’exécution des exercices, je ressente une douleur?”), il est bien évident que tous les exercices que l’on va réaliser, se font sans douleur. On parle dans le jargon médical, de la règle de non-douleur.

Dans le cas précis de ces exercices, ils sont à effectuer dans le cas d’un conflit sous-acromial. Ce conflit survient après des douleurs dans l’épaule (tendinite, choc direct, déchirure…): dans ces conditions, la musculature de l’épaule se trouve “dérèglée” et la tête de l’humérus se retrouve ascensionnée contre l’acromion de l’omoplate et vient pincer la bourse séreuse sous-acromiale. Apparait alors des douleurs qui descendent le long du bras (à la face externe). Les exercices que je vous conseille vont permettre d’abaisser à nouveau cette tête humérale, ce qui limitera les douleurs lors de l’utilisation du bras.

CONFLIT

Cela veut dire également que lors d’une tendinite aigue, il faut obligatoirement mettre le tendon au repos pendant 6 semaines de manière à le laisser cicatriser.

Bon Noël,

Bertrand JAGNOUX



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Le conflit sous-acromial

Dimanche, décembre 13th, 2009

Flavien Brochard, étudiant en 4ème année de kinésithérapie et ex-stagiaire au CTMS LYON PART DIEU, a voulu contribuer au blog en écrivant plusieurs articles avant de retourner à Bruxelles. Voici l’un d’eux.

Bertrand vous avait parlé de la manière dont on renforçait les abaisseurs d’épaule dans un article qu’il avait écrit en février 2008. C’est pour cela que je vais tenter de vous expliquer le conflit sous-acromial.

Le conflit sous-acromial est composé de plusieurs stades lésionnels (stade I, II et III voir IV suivant les auteurs), ici nous n’entrerons pas dans les détails des lésions et étiologies anatomo-pathologiques. Nous nous contenterons de dire simplement que le conflit sous-acromial résulte d’un frottement du tendon du sus-épineux - qui « coince » lors des mouvements d’élévation de l’épaule au-dessus de l’horizontal - avec l’acromion. De ce fait, le tendon du sus-épineux se retrouve pincé en quelque sorte. On retrouve souvent des lésions associées à ce type de pathologie (tendinopathie des muscles de la coiffe des rotateurs : sus-épineux, sous-épineux, petit rond et sous-scapulaire, arthropathie acromio-claviculaire, tendinite du long biceps …).

epaule

Afin de réduire ce conflit, vous pouvez appliquer les exercices que suggère Bertrand dans son article sur le renforcement des abaisseurs de l’épaule.

D’autre part, au cabinet, nous proposerons, couplés à ces exercices, un traitement à visée antalgique (Laser He-Ne, cryothérapie, US pulsés) et des mobilisations analytiques et précises de l’articulation gléno-humérale et omo-thoracique ainsi que de l’électrostimulation des abaisseurs de l’épaule.

Flavien BROCHARD



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Le tennis-elbow

Mardi, septembre 29th, 2009

Voici un article sur le tennis-elbow écrit par Flavien, stagiaire au CTMS, étudiant en dernière année de kinésithérapie et en pleine préparation d’un mémoire sur les tendinopathies. A ce propos, il recherche, à titre gracieux, des patients souffrant de pathologies tendineuses, volontaires pour un traitement par Laser ou Cryothérapie.

Dans la pratique du tennis, on retrouve souvent chez les personnes amateurs dans la tranche d’âge 35-55 ans des douleurs à la partie externe du coude, lors de la palpation de celui-ci, ou lors du geste à l’activité.
Plusieurs tendons sont sollicités, notamment le muscle long et le court extenseur du carpe qui font partie des muscles épicondyliens du membre supérieur, en l’occurrence bras, avant-bras et main. Ce sont des muscles extenseurs du poignet.

On retrouve le plus souvent un mauvais geste technique, en effet ces personnes présentent souvent des compensations au niveau du coup effectué par l’intermédiaire du poignet, et c’est surtout lors du revers ou encore volée de revers que les muscles cités sont sur sollicités, puisque ce sont des muscles dits extenseurs du poignet, et donc la personne effectue ce geste parasite nocif.

D’autre part, la taille du grip est importante, en effet vous devez opter pour un manche correspondant à un tour de main plus 1 doigt placé verticalement, ce qui doit alors faire le périmètre du manche. Aussi, l’usure du grip est un facteur technopathique, il est donc important de le changer régulièrement, et optez pour des surgrips afin de pouvoir changer plus facilement et plus souvent cette partie technique de la raquette.
De plus, au niveau de la qualité des balles, pensez à ne pas jouer avec des balles sans pression qui sont souvent beaucoup trop lourdes, les anti-vibrateurs peuvent aussi être un bon moyen de lutter contre le tennis-elbow.
Toujours au niveau du matériel, optez pour des raquettes pas très lourdes (< 300g), avec un équilibre de raquette situé plutôt vers le manche (demandez conseil auprès d’un technicien de rayon sport de raquettes : < 33cm) et peu de rigidité au niveau de la raquette.

Laser hélium-néon
Traitement par Laser hélium-néon

Au niveau du traitement, le repos (6 semaines) est impératif et sera complété des moyens thérapeutiques suivants : froid (neurocryostimulation), M.T.P (massage transversal profond, qui est une technique où la pulpe de l’index avec contre appui du majeur vient faire rouler le tendon), L.A.S.E.R hélium-néon (photo), étirements et en fin de traitement des contractions excentriques (lors de l’extension du poignet, donner un mouvement contrariant pour opposer l’extension), coudière anti-épicondylite (anti tennis-elbow), mésothérapie auprès d’un médecin spécialisé en médecine du sport (injection sous-dermique de composés antalgiques, anti-inflammatoires, … et qui ne viendront pas léser la structure tendineuse, car le tendon ne sera pas piqué comme dans les infiltrations).

Bon tennis !

Flavien Brochard



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La disjonction acromio-claviculaire

Lundi, septembre 14th, 2009

Lu dans “lequipe.fr”, un article du 16 août 2009 : Stéphane Sessegnon souffre d’une entorse à l’épaule droite consécutive à un choc samedi avec le Manceau Grégory Cerdan, lors de la victoire parisienne au Parc des princes (3-1). Mais ne devrait pas manquer le déplacement à Valenciennes. «Il a une entorse acromio-claviculaire à l’épaule droite qui nécessite des soins mais ne compromet pas sa pratique du football», a fait savoir le Paris-SG. Plus tôt, le milieu offensif béninois, dont le bras n’a pas été immobilisé, avait été passer des examens médicaux en compagnie du médecin du club.

SESSEGNON

L’entorse de l’articulation acromio-claviculaire, qui en fonction des stades de gravité vont jusqu’à la luxation ou disjonction acromio-claviculaire est plus gênante visuellement que fonctionnellement. En effet, quand on regarde l’épaule de face, on voit l’extrémité externe de la clavicule qui remonte. Et quand on appuie dessus, elle s’enfonce telle une touche de piano.

Du point de vue fonctionnel, on observe une utilisation de l’épaule normale une fois otée l’immobilisation. Il peut rester un peu d’appréhension qui disparaitra avec la rééducation.

Le strapping d’immobilisation sera à garder le plus longtemps possible (3 semaines au minimum, jusqu’à 6). L’intérêt de le conserver aussi longtemps est de raprocher la clavicule le plus possible de l’acromion, d’espérer une fibrose ligamentaire et donc de limiter le jeu de l’articulation. Par expérience, plus le patient garde nuit et jour son strapping, plus l’extrémité externe de la clavicule redescend.
Le strapping est constitué d’une petite cale de gaze repliée (2 cm de côté) posée sur l’extrémité externe de la clavicule, de 2 ou 3 bandes adhésives élastiques de 6 cm de large qui seront collées en tirant fortement sur les deux extrémités vers le bas. Vous pouvez “verrouiller” le bandage avec une autre bande adhésives qui part au-dessus de la poitrine en arrière en passant sous le bras (pour ne pas l’immobiliser) et se termine sur le grand dorsal.

STRAPP 1 STRAPP 2
STRAPP 3 STAPP 4

La rééducation est sensiblement identique aux instabilités d’épaule (luxation gléno-humérale) en insistant sur le réveil et le renforcement musculaire des abaisseurs d’épaule ainsi que sur le renforcement dynamique concentrique et excentrique des muscles du membre supérieur. Le travail au banc de musculation est conseillé en favorisant les abaisseurs ainsi que le travail proprioceptif sur le ballon de Klein. On associera des courants excito-moteurs sur les muscles de l’épaule.

Bonne rentrée des classes!

Bertrand JAGNOUX



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Reprise après un claquage : réponse

Dimanche, septembre 28th, 2008

Suite à mon article sur les claquages en avril 2008, un internaute m’expose son problème (voir son commentaire) et voudrait connaître le délai de reprise sportive.

Il est toujours très difficile de donner des délais précis, d’autant plus en ne connaissant pas la personne et ne pouvant pas la tester cliniquement. De plus, nous n’avons aucune indication sur les examens effectués.

Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faudrait au minimum une échographie initiale afin de juger de la gravité de la déchirure et une actuelle afin de définir l’état de cicatrisation des fibres musculaires. Si le radiologue confirme cette cicatrisation, alors la reprise sera possible sous couvert d’étirements avant et après l’effort.

ECHOGRAPHIE

La question étant de savoir à quel moment reprendre les matchs, je pense qu’il faut compter au minimum 3 semaines d’entraînement. Je vous laisse également relire l’article sur le claquage qui traite de la conduite à tenir dans l’urgence ainsi que de la rééducation.

Bonne reprise,

L’entorse métacarpo-phalangienne du pouce

Dimanche, mai 4th, 2008

Lu dans “L’équipe” du 3 mai 2008 : “[…] Douchez s’est blessé au pouce de la main droite et n’a pas terminé l’ultime séance d’entraînement avec le groupe. Les premiers examens médicaux ne remettent pas en cause sa participation […]”

douchez

On voit fréquemment des lésions des doigts de la main dans les sports de ballon qui se jouent avec les mains (hand, basket, volley… ou gardien de but!) et notamment au ski : lors d’une chute à ski, en vous réceptionnant mains ouvertes (avec ou sans bâton), le pouce peut se bloquer dans la neige et provoquer une entorse de l’articulation métacarpo-phalangienne ou MCP (en général, interne à 85 %). La douleur sera vive et vous pourrez même entendre un craquement.

Surtout ne pas traiter à la légère cet accident ! En effet, dans le cas d’entorse grave non immobilisée, vous serez, par la suite, dans l’impossibilité de tenir quoi que ce soit. De plus, le traitement qui s’imposera, sera un acte chirurgical relativement complexe.

Ne jamais minimiser une entorse. Une entorse est une déchirure ligamentaire plus ou moins totale. Lors de l’entorse de la MCP du pouce, c’est le plus souvent le ligament latéral interne qui est touché. Il lui faut entre 3 et 6 semaines pour cicatriser à condition d’immobiliser correctement. Imaginez qu’en cas de rupture, c’est comme si vous n’aviez plus de haubans qui maintiennent le mat du bateau… Difficile de traverser l’Atlantique comme ça !

Comment la reconnaître ? Après votre chute, votre pouce est tuméfié. Vous ressentez une douleur aiguë à la face interne du pouce pratiquement au niveau de la première commissure. Surtout, vous êtes dans l’impossibilité de tenir une bouteille pleine avec votre main. Si vous répondez à tous ces signes, consultez au plus vite votre médecin. C’est une urgence, il ne faut pas attendre plus de 3 semaines, sinon, en cas d’arrachement ligamentaire, le traitement chirurgical sera obligatoire. Un diagnostic complet et des radiographies s’imposent.

A l’issue des 3 à 6 semaines d’immobilisation (petite attelle de main à porter nuit et jour), le kinésithérapeute récupérera de manière progressive, en respectant la règle de non-douleur, toutes les amplitudes articulaires (mobilisation manuelle, passive, physiothérapie par ultra-sons…) puis stabilisera l’articulation en renforçant les muscles de la colonne du pouce.

Patience et courage !

La luxation d’épaule

Dimanche, avril 6th, 2008

Lu dans “L’équipe” du 6 avril 2007 : “Victime d’un accident de la circulation vendredi après-midi alors qu’il effectuait une sortie à vélo, Guy Novès (entraîneur du Stade Toulousain, ndlr), qui avait été hospitalisé pour subir des examens au CHU de Purpan, a retrouvé ses joueurs hier midi afin de participer à leur traditionnelle mise au vert. « Tout va bien », a assuré le manager général de Toulouse, joint au téléphone. Novès, qui a percuté de plein fouet une voiture, souffre d’une luxation à une épaule, de contusions et d’ecchymoses au visage.”

noves

La luxation d’épaule a besoin d’être traitée très sérieusement afin d’éviter les récidives. Elle consiste en un déboîtement de l’humérus par rapport à la glène de l’omoplate. La victime ressent alors une intense douleur et une impossibilité de mouvoir son bras. Après réduction de la luxation, le patient peut alors immédiatement “bouger” son bras, la douleur ayant également bien diminué.

Les suites sont très simples : il faut immobiliser le membre supérieur, coude au corps avec un bandage d’épaule, nuit et jour. Cela va permettre de laisser cicatriser les ligaments et la capsule qui entourent l’articulation gléno-humérale. La durée va dépendre de l’âge du blessé et s’il s’agit d’une première luxation ou d’une récidive. Par exemple, une personne de 20 ans n’ayant jamais eu de luxation devra être immobilisée pendant 6 semaines. On réduit d’environ d’une semaine par décennie le temps d’immobilisation jusqu’à ne plus immobiliser une personne âgée. En effet, à l’issue de l’immobilisation, les risques d’ankylose de l’épaule sont très importants et augmentent avec l’âge.

En ce qui concerne la rééducation, elle débute après l’immobilisation et consiste en un renforcement des muscles de l’épaule en insistant sur les abaisseurs (voir l’article sur le renforcement des abaisseurs d’épaule) et sur la récupération des amplitudes articulaires. On peut associer un travail au banc de musculation ainsi qu’un renforcement par électrostimulation des muscles de l’épaule.

Dans les complications, il existe souvent des petites fractures articulaires du bourrelet glénoïdien qui vont engendrer une instabilité supplémentaire de l’humérus. On a également fréquemment des lésions de l’articulation acromio-claviculaire.

Le renforcement des abaisseurs de l’épaule

Dimanche, février 10th, 2008

Lu dans “L’équipe” du 9 février 2008 : “Jérémie Janot, qui n’a plus joué depuis la victoire face à Rennes (2-0), le 19 janvier, est touché à l’épaule gauche et sera absent au moins six semaines. Une opération est même envisagée.”

JEREMIE JANOT

Suite à une lésion de l’épaule (tendinite, fracture, rupture de coiffe…), la récupération musculaire ne se fait pas aussi facilement que pour un genou, contrairement à ce que l’on pourrait penser. La rééducation est toujours longue (plusieurs dizaines de séances), et l’on voit souvent un conflit sous-acromial (douleur à la face externe du bras lors de l’élévation du membre supérieur).

L’idéal dans ce genre de problème est de renforcer les muscles abaisseurs de l’épaule en statique (muscles qui permettent de “tirer” l’humérus vers le bas et d’éviter un pincement avec l’acromion de l’omoplate). Voici 5 exercices que je conseille à mes patients.

La position de départ est la même pour les 5 : debout, bras le long du corps, coude à angle droit.

- coincez un coussin entre le bras et le corps et serrez le plus fort possible pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.
adducteur

- mettez le coussin contre le mur et adossez-vous sur ce dernier. Poussez votre bras en arrière pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.
extenseur

- tournez d’un quart de tour, votre bras malade contre le coussin. Essayez d’écarter le bras du corps pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.
abducteur

- dans la même position, vous essayez de pousser la main contre le coussin pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.
rotateur externe

- reprenez la position de départ, mais avec les 2 bras. mettez le coussin entre les 2 mains et serrez très fort pendant 10 secondes. A refaire 10 fois.
rotateur interne

Ces exercices, s’ils sont faits quotidiennement, sont très efficaces et indispensables afin de rééquilibrer la musculature de l’épaule et retrouver l’automatisme de la mécanique de l’épaule.

Soyez patient et persévérant !

La tendinite du poignet

Dimanche, février 3rd, 2008

Lu dans “L’équipe” du 2 janvier 2008 : “Grégory Gaultier, numéro 3 mondial et leader français, champion de France 2006, ne pourra tenter de reprendre le titre de champion national à son pote Thierry Lincou, sacré l’an passé. Sa ténosynovite (inflammation du tendon dans sa gaine) au poignet droit n’est pas encore résorbée et l’oblige à déclarer forfait pour la compétition, organisée du 8 au 10 février au Havre”.

GREGORY GAULTIER

Dans la pratique du squash, le poignet est énormément sollicité. La taille de la raquette ainsi que le mouvement rapide est la cause de ces problèmes tendineux. L’échauffement et l’entretien de la souplesse articulaire va contribuer à limiter les risques de tendinites ou de ténosynovites. La qualité du grip ainsi que la tension du cordage seront primordiaux pour prévenir ces affections. Lorsque le grip est usé, vous êtes obligés de serrer plus fort le manche : vos tendons seront plus sollicités. De même, lors d’une tension plus forte du cordage, vos coups seront plus puissants mais les vibrations engendrées aussi : les tendons vont forcément plus souffrir.

Le traitement est le même que pour la tendinite du tendon d’Achille ainsi que tous les autres tendons : repos strict pendant 6 semaines, MTP (massage transverse profond) qui consistent en des frictions pulpaires qui “roulent” le tendon de manière transversale, étirement indolore des muscles du poignet, anti-inflammatoires oraux et locaux (application de gel en ionisations), laser à balayage hélium-néon (ou CO²). En fin de traitement, ultrasons que l’on peut pratiquer avec un gel ou dans l’eau (plus efficace). On peut également proposer une attelle de repos afin d’avoir une immobilisation stricte.

Une petite pensée pour notre consoeur, Maud Duplomb, kiné au CTMS, qui sera présente aux championnats de France au Havre le week-end prochain.

Bon squash !